Comment enfin respecter son calendrier
Depuis 4 ans, chaque heure de ma journée est planifiée.
Pour que tu visualises ce dont je parle, ça ressemble à ça :
Ceci n’est pas mon calendrier mais un exemple.
Seulement voilà.
Pendant longtemps, j’ai galéré à me tenir à mon calendrier.
Jusqu’à que je règle ce problème comme tous les autres : en construisant un système.
Dans cette vague matinale, je vais te dévoiler ce système en 3 piliers :
- Réduire la Friction
- Augmenter la Récompense
- Faire levier sur le Momentum
Fais-toi couler un bon kawa.
Branche tes écouteurs.
Et suis-moi.
01 : Réduire la Friction
Tout travail comporte son lot de friction.
On peut définir cette friction par une force interne qui nous empêche de commencer à travailler.
Dans son livre The War of Art, Steven Pressfield nomme cette force Resistance.
De façon générale, plus une tâche est difficile et moins elle a de sens, plus elle comporte de la friction.
Pour exceller, on doit apprendre à réduire cette friction.
1.1 Rendre le calendrier visible
Le premier problème auquel je faisais face, c’était l’oubli du plan initial.
Après avoir consulté mon calendrier et défini les tâches que j’allais abattre dans ce slot de Deep Work, je me lançais dans la première tâche.
À la fin de cette première tâche, je dérivais sur une autre tâche aléatoire — parfois même pas lié au taff.
Pourquoi ?
Parce qu’après avoir travaillé 60 minutes sur la 1ère tâche, j’avais complètement oublié quelle était la seconde.
Je me laisse porté par le courant, faisant ce que je pensais devoir faire ensuite — ce qui était rarement la chose que j’avais besoin de faire.
Ce problème était particulièrement présent quand il y avait une tâche importante à abattre.
Le cerveau humain ayant pour objectif de conserver le plus d’énergie possible en empruntant le chemin de moindre résistance, il m’orientait inconsciemment vers des tâches plus simples.
(répondre à des commentaires, consulter mes stats, faire des optimisations mineures, etc)
Pour régler ce problème, j’ai fait 2 choses :
Je m’assure d’avoir toujours mon calendrier ouvert en arrière-plan — si tu as un double écran, utilises-en un pour le calendrier
J’ai développé le réflexe de consulter mon calendrier dès que je suis en transition entre 2 tâches
De cette façon-là, je me confronte directement au Sofiane du passé.
Celui qui a pris le temps, à tête reposée, de définir les actions les plus stratégiques et de s’engager à les faire en les enregistrant.
Regarder le plan dans les yeux et choisir de ne pas le respecter, c’est choisir de trahir mon engagement.
J’ajoute de la friction au non-respect du plan.
Je retire de la friction au respect de plan.
1.2. Comprendre le flow
Quand je m’engage dans un slot de taff, j’essaie toujours de glisser dans un état de Deep Work — une concentration absolue et sans aucune distraction pendant 60-120 minutes.
Pendant longtemps, je souffrais énormément les 20 premières minutes de ce slot de travail.
Je n’arrivais tout simplement pas à atteindre cet état de concentration.
Alors je me disais que je ne pouvais pas me concentrer à l’instant T et donc qu’il valait mieux que je fasse autre chose — ne respectant pas l’ordre du jour de mon calendrier.
Le problème ?
C’est que je ne comprenais rien au flow.
The Art of Impossible de Steven Kotler a été une révélation.
Il m’a appris 2 choses.
- La nécessité du Deep Work
Quand tu veux taffer sur des tâches importantes, tu veux absolument fournir ce travail en Deep Work.
Pas parce que ça fait joli quand t’en parles sur Instagram.
Mais parce que cet état facilite le flow et le focus.
Le flow est un état productif hyper-concentré où tes niveaux de dopamine, d’acétylcholine et de norépinéphrine crèvent le plafond — te permettant de produire ton meilleur travail avec efficience.
Par exemple, pas plus tard qu’il y a quelques jours, en travaillant sur le narratif gaming de la TDS, j’ai fait 1 session de 4H sans aucune pause avec la discographie des ST dans les oreilles.
Rebelote le lendemain.
Normalement, je prends toujours des pauses pour maintenir mon efficacité.
Mais pendant ces 2 sessions, j’étais sous perfusion de flow — totalement absorbé par la tâche en cours.
J’ai perdu toute notion du temps.
C’est cet état que l’on vise.
Le focus est un pré-requis au flow.
Pas de concentration monomaniaque sur la tâche en cours, pas de flow.
- L’inconfort des 30 premières minutes
Ce que je ne réalisais pas en débutant, c’est que pour entre en état de flow, il faut entre 15 et 30 minutes — le temps que ton cerveau s’échauffe.
(raison pour laquelle le Pomodoro standard doit être vu comme un entrainement, une étape qui te permettra d’augmenter sa durée)
Et cette étape d’échauffement ?
Elle est atroce.
Tes niveaux de norépinéphrine sont en pleine augmentation — ce qui te fait sentir agité et inconfortable.
Avant, je pensais que c’était un signe de « c’est pas le moment de faire ça, reviens-y plus tard ».
Aujourd’hui, j’ai compris que c’était le chemin nécessaire pour ouvrir la porte qui te permet d’entrer dans un état quasi-divin.
Pense à la salle de sport.
Si tu voulais tester ton 1 RM max (1 répétition au poids maximum que tu peux lever — équivalent du Deep Work), tu ne vas pas charger le poids et t’y mettre direct.
À la place, tu vas prendre 20 bonnes minutes pour t’échauffer — augmentant progressivement les poids.
Ton cerveau fonctionne de la même façon.
Ne laisse pas l’agitation de ton cerveau te dévier de ton calendrier.
Ce n’est pas un bug, c’est un feature.
Traverse ces 15-30 minutes qui te mènent aux portes du Deep Work — tu te remercieras plus tard.
1.3. Créer du sens
Rendre ton calendrier visible va te permettre de réduire la friction et de savoir ce que tu dois faire ensuite.
Comprendre le flow va réduire l’impact de la friction pour débuter tes séances de taff.
Mais que faire si tu ne peux pas respecter ton planning parce que la friction est toujours trop grande ?
Quand ça m’arrivait, c’était toujours pour une de ces 2 raisons :
Le travail que je faisais n’avait pas de sens ou
Je ne me rappelais plus du sens de ce travail
En tant qu’humains, nous sommes câblés pour éviter la résistance.
Le chemin le plus simple (ne pas respecter son calendrier) est toujours agréable sur le court terme — mais il te tue à petit feu.
On choisira toujours l’option la plus simple, celle qui nous permet de dépenser le moins d’énergie, à moins que …
Nous ayons une bonne raison de prendre le chemin le plus complexe.
Cette raison, c’est le sens.
J’ai donc commencé à me demander comment je pourrais créer du sens dans ma planification.
Il a d’abord fallu que je comprenne ce qu’était le sens.
Le sens, c’est la responsabilité volontairement assumée d’accomplir quelque chose que tu valorises.
Si je voulais créer du sens dans mon calendrier, il fallait que les tâches planifiées m’aident à assumer la responsabilité d’accomplir des choses que je valorise.
Idéalement, ce sens présente plusieurs couches.
La Tâche 1 a du sens parce qu’elle te permet d’atteindre l’Objectif 1 au fil des jours
L’Objectif 1 a du sens parce qu’il te permet soit d’atteindre ton lifestyle idéal, soit d’atteindre ton calendrier idéal, soit de devenir la personne que tu veux être
Donc, pour créer du sens dans mon calendrier, je me suis posé 3 questions :
À quoi ressemble mon lifestyle idéal dans chacune de mes Aires de Vie ?
À quoi ressemble mon calendrier quotidien idéal ?
À quoi ressemble mon identité idéale ?
Une fois que j’ai répondu à ces questions, j’ai créé un objectif qui me permettait d’avancer vers une de ces 3 destinations.
L’objectif en tête, j’observais comment ma planification allait m’aider à atteindre ce goal.
Et bam, le sens était créé.
Tâches > Objectifs > Vision.
Si aucune tâche de ton calendrier ne t’aide à avancer vers ton objectif :
Demande-toi s’il n’y a pas un souci avec ton calendrier — la budgétisation de ton asset le plus précieux, le temps
Ajoute 1-3 tâches quotidiennes qui nourrissent ton objectif et fais-en une priorité
Maintenant que ton calendrier a du sens, tu as une motivation à t’y tenir.
La seule chose que tu as à faire, c’est de te rappeler ce sens.
Soit avec une cabine avancée de pilotage d’objectif.
Soit avec une note que tu laisses sur ton bureau.
02 : Augmenter la Récompense
Ok alors, peu importe à quel point tu essaies de réduire la friction liée à ton taff, tu ne pourras jamais la supprimer complètement.
Faire le taff et t’en tenir à ton calendrier te demandera forcément de l’énergie et des efforts — aussi minimes soient-ils.
La partie 2 de mon système a donc pour but d’augmenter la récompense pour rendre la victoire contre la friction encore plus attirante.
2.1 Prendre une pause entre chaque bloc de taff
Pour créer des œuvres significatives, l’humain doit travailler dur.
Je pense même qu’il doit travailler bien plus dur que ce que 99% des gens imaginent.
Mais ne confondons pas travailler dur avec travailler longtemps.
Travailler dur n’a rien à voir avec des journées de 16H sans pauses — encore plus quand on met la Loi des Rendements Décroissants dans l’équation.
Cette loi explique que, passé un certain stade, chaque unité d’effort supplémentaire amène moins de résultats que les précédentes.
Comme on l’a vu dans la Partie 1 :
- Ton meilleur travail sera toujours accompli en état de flow.
- Cet état de flow demande une augmentation de substances neurochimiques
- Ces substances neurochimiques sont présentes dans notre corps en quantité limitée
Ce qui signifie qu’après une certaine période, les quantités de substances neurochimiques générées baissent et passent en dessous du seuil nécessaire pour déclencher le flow.
Résultat → tu sors du flow et tes résultats s’effondrent (souvent sans même que tu t’en rendes compte).
Selon la science, cet effondrement a tendance à arriver toutes les 90-120 minutes de taff ininterrompu.
J’ai donc construit mes micro-sprints quotidiens en plage de 52 minutes de Deep Work suivi de 15 minutes de pause.
Et j’ai placé tout ça dans mon calendrier.
Cet alignement avec la science du flow me permet de taffer moins tout en créant plus avec une meilleure qualité.
Si je ne respecte pas mon calendrier, je finis avec une telle charge de taff à rattraper qu’une cascade d’effets négatifs émerge :
- J’ai l’impression de ne plus avoir le temps de prendre de pause
- Mon travail est donc de moins bonne qualité
- Je me sens stressé, anxieux et coupable
Je laisse donc 2 choix à mon cerveau :
- Me tenir à mon calendrier et travailler calmement, efficacement & peu
- Ne pas respecter mon calendrier et travailler dans le stress, inefficacement et longtemps
À ton avis, de quoi mon cerveau a le plus envie ?
2.2 Planifier du temps pour ne rien faire
On rend souvent les choses bien plus complexes que ce qu’elles ne sont en n’offrant aucun temps off à notre cerveau.
Se tenir à son calendrier est difficile quand l’esprit est éreinté.
Prenons (à nouveau) l’exemple de la salle de sport.
Si tu t’entraines comme un bucheron aujourd’hui et négliges ta récupération dans la foulée, tu ne t’attendras pas à t’entrainer au meilleur de tes capacités demain.
C’est pareil pour ton cerveau.
Si tu veux rendre ton taff plus kiffant, laisse ton esprit récupéré d’un jour à l’autre.
Et pour que ton esprit récupère, il a besoin de ne rien faire.
Pendant longtemps, je pensais que « ne rien faire » signifiait s’assoir devant Netflix ou scroller sur Instagram.
Faux.
C’est de l’hyperstimulation, pas du repos.
Pour récupérer, ton esprit a besoin de silence.
Et la meilleure façon d’être sûr de lui offrir, c’est de planifier du temps pour ne rien faire dans ton calendrier.
Personnellement, je planifie ≃ 1H par jour.
Cette heure n’a pas besoin d’être un bloc ininterrompu.
Tu peux diviser ce volume entre mini-blocs de 5/10/20 minutes.
La seule chose qui compte, c’est d’en avoir ≃ 1H par jour.
Sur les 15 minutes de pause toutes les 52 minutes de Deep Work, j’en utilise 10 pour de la contemplation.
Je m’assois sur ma terrasse (ou fais un tour de mon quartier) sans rien dans les oreilles et en observant tout ce qui m’entoure.
J’essaie d’être attentif aux bruits, aux odeurs, à ce qui traverse mon champ de vision.
J’ai 4 slots de Deep Work par jour — ce qui fait déjà 40 minutes de contemplation.
À toi de trouver ta méthode préférée.
Tu peux :
- Méditer
- Partir marcher
- T’assoir et penser
- Faire du journaling
Tu dois juste respecter une règle : tu ne peux rien faire d’autre pendant ce temps-là.
Au début, c’est franchement inconfortable.
Au fil des jours, ça devient addictif.
2.3 Faire quelque chose qui te plait chaque jour
En plus de ce temps off planifié, je planifie du temps pour faire quelque chose qui me plait.
Ce temps doit être planifié stratégiquement — c’est-à-dire après ta journée de taff.
De cette façon :
Tu inscris une date de fin de journée dans ton calendrier
Ton cerveau le voit comme une récompense que tu récoltes quand tu te tiens à ton calendrier — sinon, le retard pris t’empêche de faire cette chose
Par exemple :
- Surfer
- Lire un livre
- Partir marcher
- Aller bronzer à la plage
- Partir en salle d’escalade
- Aller manger avec des potes
Essaie d’éviter les activités passives et distractives — télé, téléphone, etc.
Personnellement, sur mes 5 jours de taff, j’ai 3 récompenses « surf » et 2 récompenses « repas avec les potes ».
Parfois, les 2 se cumulent.
Chaque matin, je me lève en sachant qu’une récompense m’attend le soir.
Et ça a fait toute la différence.
03 : Faire Levier sur le Momentum
Il est infiniment plus simple d’avancer si tu es déjà en train d’avancer.
C’est la 1ère Loi de Newton : tout objet en mouvement continuera son chemin jusqu’à percuter une force inverse.
Dans le contexte du sujet qu’on évoque depuis 2 jours, ça signifie que l’étape la plus difficile pour tenir son calendrier, c’est de commencer sa journée en tenant son calendrier.
Il devient ensuite relativement simple de continuer à le tenir — même si tu manques de discipline.
Creusons.
3.1 Maitriser le matin, c’est maitriser sa journée
Une réalité souvent oubliée quand on parle de momentum, c’est qu’il fonctionne dans les 2 sens.
C’est une épée à double tranchant.
Il peut continuer à te propulser vers l’avant ou continuer à te propulser en arrière.
Cette direction ne va dépendre que d’une chose : la façon dont tu commences ta journée.
Ton matin donne le ton de ta journée.
Il construire forcément du momentum — à toi de décider s’il sera positif ou négatif.
Quand je l’ai réalisé, j’ai compris que si je voulais me tenir à mon calendrier toute la journée, je devais commencer par m’y tenir le matin.
C’est ce que j’ai commencé à faire.
Du réveil jusqu’à la première heure de Deep Work, tout est programmé.
Minute par minute.
Il n’y a aucune journée où cet emploi du temps est respecté et je ne performe pas jusqu’au soir.
Mais si j’échoue lors de cette phase matinale ?
L’énergie demandée pour corriger le tir est souvent trop titanesque pour que je puisse la déployer.
Mon conseil : commence donc par maitriser ce point d’entrée.
3.2 Faire la tâche la plus compliquée en premier
Le fameux Eat The Frog qui est devenu une banalité dans le milieu entrepreneurial.
Spoiler alert : ce n’est pas parce que c’est devenu une banalité que ça ne fonctionne pas.
Tout a commencé par le fait de vouloir commencer ma journée avec une grosse victoire.
Dans l’esprit du momentum, je me suis dit que si j’arrivais à mettre une accélération brutale dès le matin, le reste de la journée suivrait avec cette intensité.
En y réfléchissant, j’ai réalisé que la meilleure façon de déclencher une accélération brutale le matin, c’était de commencer par ma tâche la plus compliquée — aka celle qui me fait le plus avancer vers mes objectifs trimestriels.
Comme dit Alex Hormozi :
"Plus le dragon que tu terrasses est puissant, meilleure est la preuve que tu seras capable terrasser le prochain."
Ce focus matinal permettait 2 choses précieuses :
- Créer un momentum titanesque
- Rendre toutes les tâches qui suivaient incroyablement simples
Tout ça en évitant de nombreux pièges :
- Le piège des ressources limitées — ta discipline, ton énergie et ta volonté s’effondrent au fil de la journée
- Le piège du chaos progressif — les premières heures de ta journée sont celles qui sont le plus dans ta zone de contrôle. Plus la journée s’écoule, plus les imprévus apparaissent et plus il est difficile de s’en tenir au plan.
- Le piège du coût d’anxiété — quand tu sais que tu dois faire quelque chose mais que tu ne le fais pas, tout le temps où tu sais que tu dois le faire tu paies un coût d’anxiété. En faisant cette tâche en fin de journée, tu payes un coût d’anxiété à chaque fois que tu y penses durant la journée.
À l’inverse, en faisant la tâche la plus complexe le matin :
- Tu bénéfices de toutes tes ressources disponibles — la tâche parait plus simple et tu la performes plus efficacement et qualitativement.
- Tu bénéfices d’une clarté et d’un contrôle sans égal — sans personne pour te déranger.
- Tu bénéfices d’une énorme sensation de fierté — sachant que tu as réalisé quelque chose de significatif et que le reste de ta journée sera maintenant une formalité.
Conclusion : fais la tâche la plus compliquée en premier.
3.3 Finir la journée en planifiant celle du lendemain
La dynamique réveil-calendrier-eatthefrog repose sur un concept crucial — celui de terminer la journée en planifiant le lendemain.
On l’a déjà dit, mais rappelons-le, l’être humain est câblé pour suivre le chemin de moindre résistance.
En te levant sans marche à suivre, tu proposes 2 chemins à ton cerveau :
- Faire l’effort de créer un planning (expansion d’énergie)
- Te laisser dériver là où le courant te porte (préservation d’énergie)
À ton avis, lequel de ces chemins est le plus attirant pour lui ?
En plus de ce piège, se réveiller sans planning casse le momentum de la journée.
Au lieu de commencer par accélérer brutalement, tu commences par un comportement d’analyse et de réflexion — comportement qui a plus sa place le soir que le matin.
À l’inverse, le matin est plus propice à la création, la stratégie et l’exécution.
Chaque soir, je planifie donc les tâches du lendemain.
Chaque matin, je me réveille avec un plan clair — sachant exactement ce que je dois faire.
3.4 Construire une bonne routine vespérale de récupération
Évidemment, si tu veux pouvoir attaquer ta journée comme un barbare, tu dois te lever énergisé.
Plus tu es fatigué, plus il est difficile de déployer l’énergie nécessaire pour tenir un calendrier.
S’il y a bien une chose que j’ai apprise ces dernières années, c’est qu’une bonne nuit de sommeil n’arrive pas par accident.
J’ai donc développé une routine vespérale qui me garantit un sommeil de haute qualité.
Voici un aperçu :
- 8-9H de sommeil par nuit — garde en tête que si tu veux 8H de sommeil, tu dois prévoir 9H allongé (le temps de t’endormir et pour amortir toutes les agitations de nuit)
- Plus de café 10H avant de me coucher — la caféine joue avec le système d’adénosine, t’empêche de sentir la fatigue et perturbe ton sommeil (même si tu n’en as pas l’impression). Si tu veux qu’il n’y ait plus de caféine dans ton système à l’heure du couché, coupe la 10H avant.
- Plus de nourriture 3H avant de me coucher — la digestion perturbe le sommeil en affectant ton énergie, tes niveaux d’insuline et en redirigeant le sang et l’énergie pour la digérer.
- Plus de lumière bleue 1H avant de me coucher — la lumière bleue signale à ton corps qu’il fait jour et bloque la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil).
Évidemment, ceci n’est qu’un aperçu du système qui est plus nuancé que ça.
Mais ce n’est pas pour aujourd’hui.
Voici donc mon système en 3 Piliers pour respecter mon calendrier (et débloquer un nouveau pan de performance) :
01 : Réduire la Friction
- Rendre le calendrier visible
- Comprendre le flow
- Créer du sens
02 : Augmenter la Récompense
- Prendre une pause entre chaque bloc de taff
- Planifier du temps pour ne rien faire
- Faire quelque chose qui te plait chaque jour
03 : Faire Levier sur le Momentum
- Maitriser le matin, c’est maitriser sa journée
- Faire la tâche la plus compliquée en premier
- Finir la journée en planifiant celle du lendemain
- Construire une bonne routine vespérale de récupération
Tout est là.
Relis cette vague dès que tu en as besoin.
Et passe à l’action dès aujourd’hui.
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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)