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Burn-out Mathias Montavon : les 10 erreurs fatales

Le 18 Mai 2025, un créateur français à +200K abonnés a publié une vidéo de 53 minutes.

L’objectif ?

Annoncer son (violent) burn-out.

Mathias Montavon s'est filmé allongé sur son canapé — incapable :

« Je suis mort, pas à l'extérieur mais à l'intérieur. Mort d'avoir trop donné, trop voulu bien faire. »

La plupart des gens pensent que ce burn-out est une coïncidence malheureuse.

La vérité, c’est qu’il n’avait rien d’imprévisible.

Pendant 53 minutes, Mathias a inconsciemment dressé la liste exhaustive de toutes les erreurs qui l'ont mené à ce point de rupture.

Des erreurs que 90% des solopreneurs reproduisent quotidiennement — sans même s'en rendre compte.

Si tu es dans la TDS, c'est que tu as choisi la voie du solopreneur.

Le burn-out créatif n'est pas une fatalité du métier — c'est le résultat prévisible d'un système défaillant.

90% des solopreneurs qui finissent en burn-out s’y retrouvent à cause de la même Croyance Source :

« Plus de travail = plus de succès. »

Ils confondent intensité et intelligence.

Si ces 5 dernières années à accompagner des centaines de solopreneurs m’ont appris une chose, c’est bien celle-là :

Tu ne peux pas corriger par la discipline ce qui est défaillant par la structure.

Comme dit Naval Ravikant :

« Le bateau dans lequel tu rames est plus important que la puissance insufflée dans les pagaies. »

Le potentiel de la situation l'emporte sur une intelligence avisée ou les efforts — même surhumains.

Dans cette méta-analyse matinale, tu vas découvrir :

Le but :

Réduire drastiquement le risque que tu te retrouves dans la même situation.

Mais avant d'aller plus loin, je veux être extrêmement clair sur une chose :

Cette analyse n'est en aucun cas un jugement sur Mathias.

J'ai un respect infini pour ce qu'il a construit.

Peu de gens atteignent ce niveau — et j’en suis moi-même bien loin.

Mon rôle ici n'est pas de critiquer mais d'analyser froidement.

De prendre la casquette de l'anatomiste pour disséquer les mécanismes qui mènent à la destruction — afin que tu puisses les éviter.

D’utiliser la Carte Joker du Conseiller Extérieur.

Celle qui rend bien plus simple l’observation des failles d’autrui que nos propres limitations individuelles.

Tout ça saupoudrer d’humilité et de compassion.

Nous sommes des systémiciens.

Ici, on ne « critique » pas les Hommes, on « critique » les systèmes.

Ceci étant dit, plongeons dans cette autopsie du burn-out créatif.

ERREUR N°1 : Absence De Hiérarchisation Claire Entre Ses Quêtes

« Dans ma vie, j'ai trois quêtes principales : inspirer via YouTube, prouver ma vision via l'entrepreneuriat et me dépasser via le sport. Je ne fixe pas d'objectifs long terme. Pourquoi ? Peut-être parce que je veux tout. »

Mathias poursuivait tout en même temps.

YouTube + entrepreneuriat + sport + dizaines de side quests.

Résultat : « je réussis tout mais ne suis satisfait de rien ».

C'est le piège de l'Explorateur-Stratège mal calibré.

On veut explorer toutes les zones de la carte — mais on finit par ne maîtriser aucune.

L'absence de hiérarchisation claire transforme chaque projet en compétition interne.

Chaque réussite dans un domaine devient un échec relatif dans un autre.

Tu finis dans une course permanente contre toi-même.

Imagine une journée où tu progresses sur YouTube mais stagnes en business.

Plutôt que de célébrer la progression, tu rumines la stagnation.

Cette dynamique crée une insatisfaction chronique.

Tu n'es jamais vraiment en paix.

Jamais vraiment fier.

Tu vis dans une sorte de Purgatoire de l’Insuffisance.

Parce que réussir à 80% sur 5 projets donne l'impression d'échouer partout.

Alors qu'exceller à 100% sur 2 projets génère une satisfaction profonde.

Le cerveau humain n'est pas conçu pour gérer 15 priorités simultanées.

Il a besoin de clarté.

De focus.

D'une hiérarchie d’objectifs clairs qui guide les décisions quotidiennes.

Sans ça, tu deviens l'esclave du trivial — au lieu d'être le maître de vital.

ERREUR N°2 : Définition Bancale Du Succès = Performance Extérieure

« Ma vidéo sur l’Islande, c’était ma fierté. Et ce foutu classement m’a détruit : 10/10. Comme si c’était écrit « t’es une merde » à l’écran. »

Mathias avait externalisé son estime de soi.

Stats YouTube, chiffres de vente, classements — tout devenait marqueur de valeur personnelle.

Il était devenu esclave du 10/10.

(classement de performance de ta dernière vidéo sur YouTube ; 10/10 = la plus mauvaise de toute)

Cette externalisation de la validation est un Démon redoutable.

Elle transforme chaque métrique en jugement existentiel.

Ta valeur en tant qu'être humain fluctue avec tes KPIs.

L’enfer.

Le problème, c'est que tu ne contrôles pas les résultats.

Si tu bases ton estime de soi sur des variables que tu ne maîtrises pas, tu deviens fou.

C'est exactement ce qui s'est passé avec Mathias.

Sa vidéo sur l'Islande était objectivement excellente.

Mais YouTube lui a donné un 10/10.

Et instantanément, des mois de travail se sont transformés en sentiment d'échec.

Cette logique est toxique.

Elle transforme la création en roulette russe émotionnelle.

Tu joues ta santé mentale à chaque publication.

La solution ?

Redéfinir le succès en fonction de variables que tu contrôles.

Construire un système de feedback interne solide.

Qui ne dépend :

ERREUR N°3 : Accumulation Chronique De Projets Non Rentables

« La montre, c'est un projet du jour au lendemain. Je regarde mon compte : 100 500€. Coût estimé : 100 000€. J'ai dit : bonne idée. Aujourd’hui, avec le recul, je peux vous le dire : c’est peut-être le pire projet de ma vie»

Chaque idée devenait automatiquement un projet.

Le « syndrome de l'alpaga » comme il le dit : « On voit un alpaga au Pérou, il veut lancer un business. »

Cette accumulation compulsive dilue les ressources et surcharge le système.

Tu finis par avoir 10 projets à 20% d'avancement plutôt qu'un projet à 100%.

Mais le problème va plus loin.

Mathias lançait des projets passion sans expertise.

Il n'avait jamais porté de montre de sa vie.

Il ne connaissait rien à l'horlogerie.

Ni au design, ni à la production, ni aux circuits de distribution.

« Non mais mec, je ne sais pas quelle est la différence entre une mécanique et une automatique en fait. »

Cette approche transforme l'entrepreneuriat en Roulette Russe Financière.

Et tu t'épuises à maintenir des projets qui ne génèrent aucun retour.

Chaque nouveau projet devient :

Tu finis noyé sous tes propres ambitions.

La solution ?

Installer un Filtre Stratégique Implacable.

Avant de lancer quoi que ce soit, pose-toi ces 3 questions :

  1. Est-ce que ce projet s'appuie sur mes compétences existantes ?
  2. Est-ce que ce projet a un ROI prévisible dans les 12 prochains mois ?
  3. Est-ce que ce projet me rapproche de ma vision long terme ?

Si la réponse est non à l'une de ces questions, abandonne.

Sans exception. Sans négociation.

Parce que la vraie liberté, c'est de dire non à 99% des opportunités pour dire oui aux 1% qui comptent vraiment.

ERREUR N°4 : Système De Validation Interne Inexistant

« J'ai lancé un groupe Discord pour choisir le design. 200 personnes, 10 messages/minute. J'ai pété un câble. »

Mathias dépendait des autres pour valider ses choix.

Commentaires, Discord, coachs — jamais lui-même.

Résultat : instabilité mentale chronique.

Cette dépendance à la validation externe crée un enfer psychologique.

200 personnes, 200 opinions différentes.

Chacune avec ses préférences, ses biais, ses limitations.

Comment prendre une décision dans ce chaos ?

Comment rester aligné avec sa vision quand 150 voix te tirent dans 150 directions différentes ?

C'est impossible.

Tu finis paralysé.

Mathias l'avoue lui-même : « j'ai pété un câble ».

Parce que chercher la validation externe, c'est chercher l'impossible.

Il y aura toujours quelqu'un pour critiquer.

Toujours quelqu'un pour douter.

Toujours quelqu'un pour proposer une « meilleure » solution.

Si tu bases tes décisions sur l'opinion des autres, tu perds ton pouvoir créatif.

Tu deviens un assembleur d'opinions — pas un créateur.

Tes créations perdent :

Parce qu'elles ne viennent plus de toi — elles viennent du consensus.

Et le consensus, par définition, est fade.

Mathias a fini par comprendre :

« Stop écouter les gens. Si ton cœur te fait ressentir qu'il manque quelque chose, c'est parce qu'il a la réponse, alors assieds-toi et écoute-le vraiment. »

Se nourrir de l’avis de son audience ?

Oui.

En devenir prisonnier ?

Trop risqué.

La solution, c’est de construire un Système De Validation Interne solide :

Et surtout, dissocier sa propre valeur du succès d’un projet.

ERREUR N°5 : Tendance À La Sur-Optimisation Compulsive

« Pour une vidéo, j'ai testé 8 miniatures, 500 balles de test. Je passais plus de temps sur la vignette que sur le montage. Et ça n'a même pas mieux marché. »

David Burn, psychiatre, définit les perfectionnistes comme des gens :

L'optimisation était devenue une obsession pour Mathias.

Elle dénaturait son identité créative.

L'art se transformait en science — et perdait son âme.

Il était tombé dans le piège de la Sur-Optimisation Compulsive.

Cette approche semble rationnelle mais elle détruit la créativité.

Parce que la créativité naît du chaos.

De l'intuition.

De l'imprévisible.

Quand tu analyses tout, tu tues la magie.

Tu transformes l'art en algorithme.

Et les algorithmes ne créent pas — ils reproduisent.

Mathias en témoigne :

« On n'avait plus la recette originale du tout et en fait, on finit avec un résultat final qui est différent. Tu veux faire un gâteau au yaourt, tu as trois ingrédients, puis tu te dis : "Ah si j'ajoute ça, j'ajoute ça". Eh bien tu finis avec un gâteau à la banane, et c'est pas du tout la même chose et puis, ça ne te convient plus. »

Cette métaphore est parfaite.

À force d'optimiser, tu perds l'essence de ce que tu crées.

Tu commences avec une vision claire.

Puis tu ajoutes des éléments pour « améliorer ».

Puis d'autres éléments pour « optimiser ».

Et tu finis avec quelque chose qui ne te ressemble plus.

Quelque chose de calculé.

De froid. De dénaturé.

Mathias avait perdu sa voix.

Ses vidéos étaient devenues des produits marketing plutôt que des expressions créatives.

« Tu me connaissais pour des vidéos où j'étais vulnérable, où je m'ouvrais, où je racontais des histoires, pas pour des vidéos calculées de A à Z. »

La sur-optimisation avait tué l'authenticité.

Et sans authenticité :

La solution ?

Et surtout, se rappeler que ce qui touche les gens, c'est rarement la perfection technique.

C'est l'émotion.

L'authenticité.

L'humanité.

ERREUR N°6 : Incapacité À Créer Des Espaces De Respiration Réelle

« En Islande, j’ai compris : je ne suis jamais vraiment en vacances. Même sans filmer, j’ai toujours des idées en tête. »

Même en vacances, Mathias travaillait.

Il souffrait probablement de 2 choses :

  1. Aucune zone tampon pour se régénérer.
  2. Confusion totale entre plaisir et productivité.

Cette incapacité à déconnecter est toxique.

Le cerveau a besoin de phases de récupération pour maintenir la créativité.

Sans respiration, le système s'effondre.

Mathias le décrit parfaitement :

« Le job que je me suis créé et que je ne serais même pas capable de nommer, c'est un job qui ne s'arrête jamais. Et même si tu ne filmes pas, tu as toujours des idées en tête. »

Cette hyperconnexion au travail détruit la qualité de vie.

Et paradoxalement, elle détruit aussi la qualité du travail.

Parce que la créativité naît dans les moments de repos.

Quand l'esprit vagabonde librement.

Dans ces fameux moments de Diffused Thinking.

Si tu es constamment en mode « production », tu n'as plus accès à cette créativité spontanée.

Tu deviens une machine à exécuter — pas à innover.

La copine de Mathias nous dit :

« Tout d'un coup je le vois, on est à l'autre bout du monde, on visite quelque chose de fantastique et il est là, il sort son téléphone. Je vois qu'il note des trucs, qu'il a eu une idée et on l'a perdu. »

Cette obsession transforme chaque moment de vie en opportunité business.

Tu ne vis plus — tu consommes de l'expérience pour la transformer en contenu.

Tu perds la capacité à être présent.

À simplement exister.

À profiter.

Cette dynamique est insidieuse.

Elle commence par quelques idées notées pendant les vacances.

Puis quelques heures de travail « rapide ».

Puis des journées entières passées à créer « parce que l'inspiration est là ».

Et tu finis par ne plus savoir faire la différence entre temps libre et temps de travail.

Tout devient travail.

Une des solutions est d’être intransigeant avec la création d’Espaces Sacrés.

Et surtout, réapprendre à s'ennuyer.

À contempler.

À ne rien faire de « productif ».

Parce que c'est dans ces moments-là que germent les meilleures idées.

ERREUR N°7 : Absence De Filtre Stratégique Sur Les Idées

« Le gars, il voit un alpaga au Pérou, il dit qu'il va commencer un business en ligne. On était au Machu Picchu et il a trouvé un pull sympa en ville — et il s'est dit "il y a peut-être quelque chose à faire ici au Pérou ?" » nous dit la copine de Mathias.

Toute idée valait la peine d'être explorée.

Aucun tri stratégique.

Aucun critère de sélection.

Cette absence de filtre transforme l'esprit créatif en chaos productif.

Mathias était victime du « syndrome de l'objet brillant » — version hardcore.

Chaque stimulus devenait une opportunité business.

Chaque expérience, un projet potentiel.

Cette hypersensibilité aux opportunités peut être un atout dans nos vies solopreneuriales.

Mais en ce qui concerne la qualité de notre existence, c'est une malédiction.

Parce que les opportunités sont infinies.

Et les ressources, finies.

Si tu poursuis toutes les opportunités, tu n'en saisis aucune.

Tu deviens un chasseur de papillons — toujours en mouvement, jamais en capture.

La copine de Mathias l'avoue :

« Il a plein d'idées et c'est génial, je ne dis pas, mais il y en a tellement qu'inévitablement il y en a des bonnes et des mauvaises. Et même les mauvaises, en fait il les développe et il perd beaucoup de temps et d'énergie dessus. »

Cette logique est destructrice.

Elle crée :

Et surtout, elle empêche la spécialisation.

L'excellence naît :

Si tu changes de domaine toutes les semaines, tu restes éternellement débutant.

Tu accumules les expériences sans accumuler l'expertise.

Cette approche amateur peut fonctionner au début — quand tout est nouveau.

Quand l'enthousiasme compense le manque de compétence.

Mais rapidement, tu atteins un plateau.

Tu stagnes.

Et tu te retrouves face à des concurrents qui ont choisi la profondeur plutôt que la largeur.

Une des solutions est d’installer un Filtre Stratégique Implacable.

Avant de poursuivre une idée, poses-toi systématiquement ces 3 questions :

  1. Est-ce que cette idée s'appuie sur mes compétences actuelles ?
  2. Est-ce que cette idée me rapproche de ma vision long terme ?
  3. Ai-je les ressources nécessaires pour l'exécuter correctement ?

Si la réponse est non à l'une de ces questions, note l'idée et passe à autre chose.

Parce que dire non à 99% des idées, c'est dire oui à l'excellence sur les 1% restants.

ERREUR N°8 : Délégation Mal Structurée

« J'ai dû apprendre à virer des gens plus vite que je les embauchais. »

Embauche rapide, sans structure.

Délégation incomplète — il faisait, corrigeait, supervisait.

Résultat : plus de charge mentale qu'avant.

Cette erreur est classique chez les solopreneurs qui essaient de scaler.

On pense que déléguer c'est donner des tâches à quelqu'un d'autre.

En réalité, bien déléguer demande plus de travail au début.

Il faut :

De ses propres mots, Mathias a sauté ces étapes — il :

« Je ne déléguais rien, je multipliais, je supervisais, je corrigeais, je leur donnais des tâches que je n'avais pas faites avant pour faire plus, mais jamais mieux. »

Cette approche crée un enfer managérial.

Et le pire, c’est que ça ne s’améliore jamais.

Parce que sans processus clairs, chaque nouvelle embauche reproduit les mêmes problèmes.

Tu finis avec une équipe de 10 personnes qui génèrent plus de stress qu'une personne seule.

Mathias en témoigne :

« Quand tu as des projets tout seul, je peux gérer, je suis travailleur, je ne me plains pas. Mais quand tu es responsable de dix personnes, ce n'est pas le même jeu. Tous les mois, c'est 10 salaires à payer. Donc tu n'as pas le droit d'avoir un mois sans argent, sinon ce n'est pas que toi qui coules, c'est toute ton équipe. »

Cette pression financière et humaine devient écrasante.

Surtout quand les processus ne sont pas en place et quand les résultats ne suivent pas.

La solution ?

Déléguer moins, mais mieux.

Et surtout, accepter que bien déléguer prenne du temps.

C'est un investissement long terme, pas une solution court terme.

ERREUR N°9 : Système De Défense Inexistant

« La nuit je ne dors plus, tout s’accélère, chaque étape devient une tour bancale. Chaque vibration me rapproche du bord. »

Très vite, Mathias n’avait plus aucun garde-fou cognitif ou émotionnel.

Il se laissait traverser par tout :

Cette absence de Système de Défense transforme le quotidien en montagne russe émotionnelle.

Mathias décrit parfaitement cette spirale dans cette séquence terrifiante.

C'est l'esprit de quelqu'un qui n'a plus aucun filtre.

Le cerveau devient une casserole sous pression.

Et tôt ou tard, ça explose.

Sans Système de Défense, tu deviens vulnérable à tout :

Une des solutions est de se focaliser sur cette construction de Garde-Fous Systémiques :

Et surtout, apprendre à dire non.

À tout ce qui ne rentre pas dans tes priorités.

À tout ce qui menace ton équilibre.

À tout ce qui surcharge ton système.

ERREUR N°10 : Dissociation Progressive De La Flamme Initiale

« Je suis mort, pas à l'extérieur mais à l'intérieur. Mort d'avoir trop donné, trop voulu bien faire. »

Finalement, Mathias avait perdu contact avec sa motivation profonde.

Ses quêtes étaient devenues des corvées.

La passion s'était muée en obligation.

Cette dissociation est la conséquence logique de toutes les erreurs précédentes.

Mathias en témoigne :

« Ce que j'étais passionné, ce qui me faisait vibrer, avait commencé à me faire peur, peur de ne pas plaire, peur que ça ne marche pas. »

Ce qui était source de joie devient source d'angoisse.

Ce qui était liberté devient prison.

Ce qui était passion devient obligation.

Le créateur disparaît.

Il ne reste qu'un exécutant ui fait les gestes par habitude.

Mathias l'exprime avec une lucidité douloureuse :

« J'ai jamais osé sortir cette vidéo, et ça me rendait triste parce que ce jour-là, j'ai senti que ce que j'aimais le plus au monde me faisait du mal. »

Cette phrase résume tout.

Quand ce que tu aimes le plus au monde commence à te faire du mal, c'est que le système est cassé — et qu'il faut désormais reconstruire.

La solution ?

Revenir aux sources.

C’est travailler son Cap de Vie — sa Philosophie.

Et surtout, accepter de tout déconstruire pour reconstruire sur des bases saines.

Parce que mieux vaut un petit feu qui brûle longtemps qu'un grand feu qui s'éteint rapidement.

Maintenant, si je te disais que toutes ces erreurs ne semblent provenir que d’une seule.

Une seule erreur source qui est responsable de toutes les autres.

Cette erreur, c’est celle qui m’a le plus frappé tout au long de son mini-documentaire.

À la seconde où je l’ai détecté, j’ai commencé à la voir partout.

Peut-être parce qu’elle est présente en trame de fond tout au long de ces 53 minutes.

Ou peut-être parce qu’elle m’a particulièrement parlé.

Cette erreur ?

La voici :

ERREUR N°0 : Carburant Motivationnel Toxique

« Je voulais prouver à ma famille que j'étais capable de faire quelque chose de bien dans un domaine où personne n'oserait se lancer sans connaissance. »

C’est l'erreur la plus fondamentale de toutes.

Celle qui explique toutes les autres.

Mathias était mû par un carburant toxique : le besoin de validation parentale.

Il nous dit :

« À 18 ans, quand j'ai décidé de suivre cette voie, j'étais le seul à y croire. Tout le monde autour de moi en doutait et voulait me protéger des risques. Mais je me suis toujours accroché à une chose, l'idée qu'au fond ils espéraient avoir tort, qu'un jour je leur prouverais qu'ils avaient tort, qu'un jour ils seraient fiers. »

À la lecture de ces mots, une hypothèse me vient :

Mathias ne créait pas par amour de la création.

Il ne créait pas pour l'impact.

Il ne créait pas pour le plaisir.

Il créait pour prouver qu'il avait raison.

Pour valider ses choix de vie devant ceux qui en doutaient.

Pour transformer le scepticisme de ses parents en fierté.

Ce carburant peut sembler puissant au début.

« Ma mère, qui ne croyait pas en moi – « mais franchement, faire des vidéos ce n’est pas un vrai métier, tu ne voudrais pas un vrai travail ? » – a fini par devenir ma plus grande supportrice. »

Mais c'est un carburant de fusée.

Ça brûle fort et ça brûle vite.

Mais tout ou tard, il faut obligatoirement changer de carburant au risque d’exploser en plein vol.

Cette motivation toxique explique l'ensemble de ses erreurs systémiques :

1. Elle externalise la motivation

Tu ne crées plus pour toi.

Tu crées pour prouver quelque chose à quelqu'un d'autre.

Ça transforme chaque projet en pari existentiel.

Chaque vidéo devient un test de validation.

Chaque business, une démonstration de légitimité.

Tu n'es plus un créateur — tu deviens un avocat de ta propre existence.

2. Elle rend les échecs insupportables

Un échec ne devient plus juste un échec.

Une donnée.

Un feedback du marché.

Non — ça devient la preuve que « papa et maman avaient raison ».

Que tu n'es qu'un rêveur naïf.

Que tu ferais mieux de « trouver un vrai travail ».

Mathias nous dit :

« Aujourd’hui, ce n’est pas de la fierté que je vois dans leurs yeux, c’est de l’inquiétude. À chaque repas, je fais semblant, je leur raconte des histoires sur mes projets, sur comment tout va finir par marcher. Ne vous inquiétez pas. Mais ce qu’ils voient, ce sont les résultats et contrairement à mes mots, ils ne mentent pas. »

Cette pression transforme chaque échec en remise en question existentielle.

En preuve (subjective) de son imposture.

3. Elle sabote la prise de décision

Au lieu de choisir ce qui est bon pour ton business, tu choisis ce qui « fera bien » aux yeux des autres.

Tu lances des projets pour impressionner, pas pour être efficace.

Le projet de la montre en est la plus belle illustration.

Cette décision irrationnelle s'explique par sa motivation sous-jacente.

Il voulait montrer qu'il pouvait réussir dans n'importe quel domaine.

Même sans connaissance.

Même sans expérience.

« Je ne connaissais rien à l’horlogerie. Je n’ai jamais acheté de montre, je n’ai jamais porté de montre. »

Mais il l'a fait quand même.

Parce que réussir dans l'horlogerie sans expertise, c'était la preuve ultime qu'il avait eu raison de faire confiance à ses rêves.

4. Elle crée une pression insoutenable

Chaque résultat devient un reflet de ta valeur personnelle.

Et pire, de ta capacité à « avoir eu raison » contre tes parents.

Cette pression est écrasante.

Elle transforme la création en fardeau.

L'entrepreneuriat en torture.

Mathias le décrit quand il parle de sa vidéo filmée en Afrique :

« Ce que j'étais passionné, ce qui me faisait vibrer, avait commencé à me faire peur, peur de ne pas plaire, peur que ça ne marche pas. Je me disais "bon, les lions c'est cool, mais si je ne leur présente pas avec un monk monde pour améliorer leur productivité, les gens s'en foutent." »

Tu vois la déformation ?

Même devant un lion qui attaque une girafe — spectacle extraordinaire — il pensait à comment le formater pour plaire à son audience.

Il ne vivait plus les moments.

Il les consommait pour les transformer en preuves de sa légitimité.

5. Le cycle infernal

Cette motivation toxique crée un cycle infernal :

Et ainsi de suite.

Jusqu'à l'effondrement.

Mathias en arrive à cette conclusion déchirante :

« Je reçois des appels "trouve-toi un vrai travail" tous les trois dimanches. Mais ce n'est pas de leur faute. Tout ce que je voulais, c'est qu'elle me comprenne, qu'elle comprenne pourquoi je me levais tous les matins avec un nœud à l'estomac, en persistant. Sauf que dans ses yeux, je ne voyais qu'une seule question, toujours la même : "Est-ce que ça vaut vraiment le coup". Je te jure que ça vaut le coup. Mais dans ma tête, certains jours, je me demandais si elle n'avait pas raison. »

Cette phrase résume tout.

Quand ta motivation dépend de la validation des autres, tu finis par douter de toi-même.

Tu perds confiance en tes choix.

Tu remets en question tes rêves.

Tu commences à croire que tes parents avaient peut-être raison.

Et à ce moment-là, tu es fini.

Parce que tu as perdu la seule chose qui compte vraiment : la foi en ta mission.

La solution, c’est de retrouver un carburant intrinsèque.

Changer de source d’énergie.

Passer d'une motivation externe à une motivation interne.

Créer parce que tu aimes créer.

Entreprendre parce que tu aimes résoudre des problèmes.

Partager parce que tu aimes aider les gens.

Pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.

C’est ce que Mathias semble avoir si bien fait.

Il l'exprime magnifiquement quand il retrouve sa flamme :

« Mon why, c'est de prouver qu'on peut tout risquer, qu'on peut tomber 1000 fois et se relever 1000 et une. C'est de montrer que dans ce chaos, il y a du sens. C'est ça qui me fait tenir, même quand tout me crie d'arrêter. »

On sent qu’il touche à quelque chose de plus profond.

Une mission qui le dépasse.

Un impact qu'il veut avoir sur le monde.

Indépendamment de ce que pensent ses parents.

Dans l'ODYSSÉE™, on dirait que Mathias était possédé par le Dominus.

Ce Démon qui nous pousse à :

Le Dominus transforme nos rêves en obligations.

Nos passions en prisons.

Nos créations en plaidoiries.

Briser les chaînes du Dominus, c'est retrouver sa souveraineté créative.

Sa liberté de choix.

Sa capacité à dire : « Je fais ça parce que j'y crois, point. »

Cette erreur N°0 est peut-être la plus importante de toutes.

Parce qu'elle conditionne toutes les autres.

Si ton carburant est toxique, toutes tes décisions seront empoisonnées.

Si ton carburant est pur, tes décisions s'aligneront naturellement.

La question à te poser :

Si la réponse implique de « prouver » quelque chose à quelqu'un, attention.

Tu es peut-être en train de construire ta propre prison.

Voici donc les 10 erreurs qui ont mené Mathias au burn-out :

Ces erreurs sont systémiques.

Elles se nourrissent les unes les autres et créent une spirale descendante implacable.

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Si j’ai décidé de procéder à cette analyse, c’est parce que la vidéo de Mathias m’a profondément touché.

J’y vois là un mec impressionnant, qui brille à la fois par sa performance et par ses capacités de remises en question, mis à terre par une maladie que l’on peut tous développer.

Je tiens à le redire dans cette conclusion :

Rien de ce que j’ai écrit jusqu’ici n’est « accusateur ».

Mathias a juste partagé les erreurs que l’on a tous tendance à faire — moi le premier.

Aussi, ne prends pas au pied de la lettre tout ce que j’ai écrit.

Mon analyse dépend du contexte que j’ai à disposition.

Je ne connais pas la vie de Mathias si ce n’est ce qu’il a accepté de partager dans cette vidéo.

Cette analyse est donc le fruit, biaisée, de mon interprétation.

Mais si j’ai décidé d’analyser cette vidéo parce qu’elle m’a touché, j’ai décidé de partager cette analyse parce que c’est un sujet d’utilité publique.

Si un seul Starter évite les souffrances que Mathias a endurées grâce à cette analyse, ma mission est accomplie.

La leçon à en tirer est la suivante :

Le burn-out créatif n'est pas un accident.

C'est la conséquence logique d'un système défaillant.

Et la bonne nouvelle c’est que, si c'est systémique, c'est corrigible.

Tu peux :

Mais ça demande de la lucidité.

De l’actualisation de Tunnel de Réalité.

Et surtout, de l'humilité.

L'humilité de reconnaître que l'ambition sans limites devient rapidement toxique.

Que vouloir tout, c'est souvent finir avec rien.

Et que parfois, la vraie force, c'est de savoir dire non.

Je te laisse sur l’épilogue de Mathias :

« Alors voilà l’histoire de ce gars qui voulait tout, et qui a tout accompli. Celui qu’on félicite juste parce qu’il a survécu. Le rêveur inarrêtable qui n’a jamais cessé d’y croire. Je suis le “ça va” balancé sur la table alors que tout hurle l’inverse. Je suis un créatif aveuglé par sa mission, qui ajoute brique après brique à sa propre destruction. Je suis mort, pas à l’extérieur mais à l’intérieur. Mort de quelque chose que tu ne peux pas voir. Mort d’avoir trop donné. D’avoir trop voulu bien faire. Mais c’est tombé sur toi, tant mieux. Alors je laisse une trace. Des images immortelles que ni le temps ni l’espace ne pourront enterrer. Pour celui qui tombera dessus, quand lui aussi sera au bout, qu’il se reconnaîtra un peu, et reprendra son souffle. Parce qu’au fond, je suis ce gars qui croyait que l’audace suffisait. Et qui a compris que parfois, le prix à payer… c’est soi-même. »

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PS : J'ai créé un Asset Tactique pour t'éviter de subir ce qu'a traversé Mathias.

◭ LE DETECTEUR™ — Le Système d'Alerte Précoce Contre le Burn-Out Créatif

Dans cet outil tactique, tu découvriras, en plus du résumé de cet article :

PS : si tu veux continuer de creuser le sujet du burn-out, clique ici.

PPS : je te remets le lien vers son œuvre cinématographique

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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

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