❂ Ideaverse

Stan Leloup arrête Marketing Mania

🌊 Vague rédigée sans IA en 3H07 depuis un petit village basque entre montagnes et océan~

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Dimanche dernier, un pote m'a envoyé cette vidéo :

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C'est donc officiel, après 10 ans de loyaux services, Marketing Mania arrive à son point de chute.

Pour ceux qui connaissent pas Marketing Mania, je prends pas trop de risque en disant que c'est, depuis 2016, la chaîne FR n°1 sur le marketing.

(alimentée par Stan Leloup lui-même depuis son lancement)

C'est une relique à laquelle tout dinosaure du web (dont je commence doucement à faire partie) tient.

À l'époque de sa création, le paysage solopreneuriat FR était loin d'être celui qu'il est aujourd'hui.

Tout était à faire.

Y'avait pas énormément de contenu et surtout très peu de matière aussi pertinente que ce que Stan arrivait à délivrer dans ses vidéos.

Alors naturellement, cette annonce fait l'effet d'un pote qui quitte le continent pour partir s'installer à l'autre bout du monde avec sa famille.

Un pincement au cœur et un soupçon de nostalgie.

Mais ça n'est pas de ça que l'on va parler dans cette vague.

Dans cette édition matinale, on va découvrir :

Fais-toi couler un bon café, on démarre.

I. L'Obsession Originelle

Depuis le début de la TDS, une obsession nous rassemble tous :

"Commencer avec la fin en tête".

C'est l'idée simple (que l'on porte depuis la naissance de la Tribu) selon laquelle on veut toujours se demander où on veut aller avant de commencer à y aller pour éviter de "passer notre vie à escalader une échelle pour arriver en haut et se rendre compte qu'elle était adossée au mauvais mur".

Pendant ces 6 ans d'existence, la TDS a soutenu cette philosophie d'intentionnalité frénétique avec plusieurs concepts :

(dont tu te souviendras ou pas dépendamment de quand tu es arrivé dans la Tribu)

J'ai sûrement oublié une tripotée de concepts, de frameworks et d'idées tellement cette philosophie a empreint chacun des mots que j'ai pu partager avec la TDS ces 78 derniers mois.

Tous pointent vers le même motto :

Commence avec la fin en tête.

Et si on a autant insisté sur ce sujet depuis tout ce temps, c'est parce qu'un cap porte 2 utilités bien précises qui sont essentielles dans notre quête d'une vie plus profonde et alignée.

II. Les 2 Utilités du Cap

Premièrement, on ne peut pas atteindre une destination que l'on ne connait pas.

Si tu ne donnes pas de coordonnées GPS à ton cerveau (ou à l'univers ou à n'importe quelle entité à qui tu penses qu'il est intelligent de s'adresser), il n'a nulle part où te conduire.

Mais ça, on l'a rabâché des 1000ers de fois dans la TDS, donc on va de suite passer au point suivant.

Si la première utilité de se fixer un cap est de l'atteindre...

La deuxième utilité est de savoir quand on est arrivé.

Ça peut paraitre con écrit comme ça mais c'est la seule et unique condition de la clôture d'un cycle.

Tu ne peux pas clôturer une phase si tu ne sais pas qu'elle est arrivée à sa fin.

Et ça, tu veux absolument l'éviter.

Il n'y a pas pire malédiction que de rester bloqué dans la même phase toute sa vie.

De tourner en boucle dans la même identité, avec les mêmes défis et les mêmes opportunités.

De rester bloqué dans une sorte de tutoriel de sa vraie vie.

L'être humain est une créature protéiforme qui a soif de réinvention.

Bloquer cette réinvention condamne l'âme.

"En grandissant, les êtres vivants ont tendance à se transformer au point de devenir méconnaissables. Comment pourrais-tu deviner la libellule dans la larve, l’iris dans le bouton, l’avocat dans le nourrisson ? Que nous appartenions à la flore ou à la faune, nous sommes tous des métamorphes, capables de nous réinventer comme par magie. La vie est en réalité un nom pluriel, une caravane de soi." — Diane Ackerman

On veut donc un point de chute défini qui nous "force" à passer en mode bilan et évaluer vers quelle nouvelle phase on veut dériver à ce moment-là.

Si c'est vrai pour nos vies, ça l'est encore plus pour nos business.

III. Les Jeux Infinis

Selon la théorie de James Carse, un Jeu Infini est un jeu où :

Le business, parmi tant d'autres choses, est un Jeu infini.

Ce qui veut dire une chose (très) importante : si tu ne décides pas de la fin du jeu, personne ne le fera à ta place.

Le business tournera en boucle jusqu’à ce que toi tu y mettes un point d’arrêt.

Personne ne viendra siffler la fin du match.

Pas ton audience, pas tes clients, pas ton compte en banque, personne.

C'est même l'inverse : tout le système est conçu pour que tu continues à courir sans jamais t'arrêter pour prendre le temps de penser.

Ça me fait penser à De l'autre côté du miroir de Lewis Carroll.

Dans ce livre on voit Alice courir à côté de la Reine Rouge à en perdre haleine alors que le décor autour d'elles ne bouge pas d'un millimètre.

La Reine lui explique :

« Ici, vois-tu, il faut courir de toutes ses forces pour rester au même endroit. »

Les biologistes ont repris l'image pour décrire l'évolution des espèces et ont appelé ça l'Effet Reine Rouge.

En gros, chaque espèce doit s'adapter en permanence.

Pas tellement pour prendre l'avantage mais surtout pour ne pas disparaître face à des prédateurs et des concurrents qui, eux aussi, s'adaptent.

Ton business fonctionne exactement pareil.

Tu cours, tu cours, tu cours... juste pour rester au même endroit.

Le sociologue Hartmut Rosa va encore plus loin avec ce qu'il appelle la Stabilisation Dynamique : les sociétés modernes ne peuvent garder leur équilibre qu'en croissant et en accélérant en permanence.

Pour elles, ralentir ne ramène pas la stabilité mais la régression.

L'accélération est donc une contrainte structurelle du système, bien plus qu'un choix.

Cette donnée structurelle est hyper importante à comprendre au regard de l'Équation du Comportement de Kurt Lewin : C = f(P, E).

Le Comportement est la fonction d’une Personne dans son Environnement.

Changer la personne a donc autant d'importance que changer l'environnement.

Quand l'environnement structurel nous pousse à accélérer en permanence, à moins qu'on se batte activement contre ça, on accélère.

Et en parlant de "se battre activement contre ça", la meilleure façon de sortir de ce jeu de fou, c'est de fixer sa propre ligne d'arrivée.

Si tu ne décides pas toi-même de la fin d'une saison, personne ne le fera à ta place.

Et c'est une des raisons pour lesquelles la décision de Stan est si inspirante.

Il a su mettre une fin à une aventure qui continue à produire de gros résultats mais peine à produire de la passion.

Dans sa vidéo, il compare Marketing Mania à une série télé.

La chaîne vivait sa 10ème saison en 2025 et il avait clairement l'impression d'avoir fait le tour.

Il n'avait tout simplement pas envie de faire une 11ème saison.

Il est arrivé à la fin, il l'a compris et a décidé de changer de jeu.

Remarquable.

Ce genre de décision peut paraitre anodine mais demande un courage conséquent.

Si tu te demandes pourquoi, résumons en disant que l'être humain est clairement programmé pour continuer à courir comme un con sans se demander pourquoi.

Réussir à s'arrêter, ralentir et réfléchir est un acte de résistance évolutionniste.

Creusons.

IV. La Douleur de l'Arrêt

Dans sa vidéo, Stan nous dit :

"Ce que je ne vous ai pas montré, c'est les mois d'hésitation et de doute qui m'ont amené ici."

Des mois de doutes pour un mec qui confiait au début de sa vidéo :

"Et la réalité c’est que je savais dès le premier jour que j’allais finir par en arriver là. C’est pour ça que je parle depuis des années de mes projets pour construire des business qui ne dépendent pas de moi."

Comment c'est possible ?

Tout simplement parce que plusieurs forces redoutables nous retiennent captifs de notre saison en cours.

Évidemment, je n'aurai pas le temps de toutes les couvrir ici (et clairement pas la connaissance nécessaire pour le faire) mais en voici quelques-unes :

1. L'argent

C'est la couche la plus superficielle.

Ici encore, je t'apprends rien : on se dit qu'avec un peu plus, on sera tranquille.

Ce qui est étrange avec ça, c'est qu'on continue à vivre dans cette illusion malgré la connaissance factuelle que l'on a sur le sujet dont les conclusions sont :

  1. Si ton revenu est faible, un revenu plus élevé te rendra probablement plus heureux (jusqu'à 75000$/an ; généralement ceux qui se posent la question de continuer dans leur jeu ou pas ont dépassé ce plafond)
  2. Si tu as un revenu élevé et que tu es malheureux, un revenu supplémentaire ne te rendra probablement pas plus heureux
  3. Si tu as un revenu élevé et que tu es déjà heureux, un revenu supplémentaire ne vaut probablement pas le coût

Donc, concrètement, plus d'argent ne sert pas à grand-chose dans la majorité des cas.

La stratégie la plus raisonnable est de tout dépenser avant de quitter ce monde (Bill Perkins en a fait un livre entier : Die With Zero).

Tout le monde connaît la fable de la cigale et de la fourmi.

On sait ce que devient la cigale mais personne ne se demande ce que devient la fourmi.

(spoiler : elle meurt avec des greniers pleins qu'elle n'a jamais pris le temps de vider)

Bref, c'est la première raison qui nous pousse à continuer :

La sécurité (émotionnelle et matérielle) qu'offre l'argent.

2. Le Piège du Sommet

Une partie de cette résistance peut aussi être expliquée par un phénomène psychologique étrange :

Notre tendance humaine naturelle est de faire de notre prochain pas, un pas vers le haut.

En tant qu'être humain, on déteste redescendre.

Je pense que tu vois venir le problème.

On commence tous notre existence sur un terrain aléatoire.

Puis un jour, on aperçoit une colline au loin.

Notre tendance humaine étant de faire de notre prochain pas un pas vers le haut, on se dirige vers cette colline.

On passe alors les prochaines années de vie à escalader cette colline.

Une fois arrivé en haut, peu importe que l'on voie une colline plus intéressante au loin ou non, la douleur de la descente est trop forte.

Résultat, on se condamne au local maximum : le point le plus haut autour de nous devient le point le plus haut de notre vie.

Pour gravir la montagne suivante, celle qu'on a vraiment envie de gravir, il faut accepter de redescendre.

Quand tu es au sommet de ta montagne, quitter ce qui marche ressemble à une chute.

Stan était au sommet de la montagne YouTube avec une chaîne qui rapportait énormément en publiant très peu.

Et il a choisi de redescendre pour aller écrire un roman.

Un truc qui, aujourd'hui, ne lui rapporte rien.

Encore une fois, décision admirable.

3. L'Adaptation Hédonique

Un autre phénomène qui explique notre stagnation dans une phase de vie, c'est l'Adaptation Hédonique.

  1. On fixe un objectif en pensant que ce sera la solution à notre bonheur...
  2. On l'atteint...
  3. On est heureux 2 jours (grand max)
  4. Puis on revient au niveau de bonheur d'origine avec l'envie de poursuivre le prochain objectif illusoire

Pour notre cerveau de primate, la ligne d'arrivée sera toujours 1km plus loin.

Résultat : même quand on atteint la destination à laquelle on a promis de s'arrêter, on ressent une irrésistible envie de continuer pour atteindre ce nouveau prétendu objectif qui nous rendra heureux.

4. Le Biais d'Engagement

Je vais passer très vite sur ce biais cognitif parce que j'ai déjà fait un épisode complet sur le sujet.

En clair, plus on est engagés dans une voie, plus on a tendance à y rester.

Quelques exemples :

Ce biais cognitif t’aveugle et te pousse à t’entêter dans une impasse (que ce soit une impasse de résultat ou d'alignement).

Quand tu réalises qu’il n’y a quasiment que du négatif à continuer sur ce chemin, le biais va te pousser à justifier ta décision initiale et à trouver des raisons de continuer à rester sur ce chemin.

C’est un comportement qui est fréquent, destructeur et qui est purement basé sur notre égo.

Il coûte des millions d’euros aux entreprises chaque année et un bon nombre d’années à l’être humain tout au long de sa vie.

S'extraire de ce mécanisme demande un courage et une sagesse qui méritent d'être célébrés.

5. Le Profil High Achievers

Ce point va particulièrement parler à la TDS puisque ces profils sont majoritaires dans nos rangs.

Ce qu'il faut comprendre ici c'est que, souvent, on ne court pas uniquement pour avancer vers notre vie idéale...

On court aussi pour échapper à nos démons.

Quelques manifestations de ce phénomène :

J'aimerais m'attarder rapidement sur l'ambition de statut.

Dans une récente vidéo sur sa chaîne YouTube, Théo Lion a traité du sujet de l'ambition et c'est fascinant.

Je prépare une vague sur le sujet mais, grosso modo, la conclusion est que l’ambition de statut prospère sur le vide intérieur.

Quand une personne ne se sent pas intérieurement tenue par une œuvre, des principes ou des attachements réels, elle cherche dans le regard social de quoi se stabiliser.

L’ambition devient alors une quête de préférence et de reconnaissance plutôt qu’un élan vers une création.

Elle promet de remplir le vide mais rend celui qui la poursuit dépendant d’une validation qu’il ne contrôle pas.

Si je te parle de ça c'est parce qu'on voit bien que ça n'a jamais été le cas pour Stan.

Il dit :

« Le but de gagner de l'argent n'a jamais été de pouvoir avoir un train de vie qui impressionne les gens sur Instagram. Le but était d'être libre. »

Sa course avait une œuvre et une destination, pas un public à impressionner.

J'ai des potes qui ont côtoyé Stan et tous me disent la même chose : ça n'est clairement pas le profil High Achievers propulsé par des démons.

Mais c'est quand même un mec passionné qui a travaillé comme un acharné pendant un nombre d'heures incalculable.

Il était donc, tout comme le profil High Achiever, en proie à l'avant dernière couche de la résistance au changement :

6. La Cage Identitaire

On arrive ici à une des couches les plus profondes.

Stan le résume très bien dans sa vidéo :

« J'étais trop attaché à mon identité d'entrepreneur, de youtubeur, de mec qui travaille dur pour réussir. Ça a été vraiment dur pour moi d'accepter qu'il était temps de tourner la page. »

Ce qui nous amène à un autre phénomène sociologique :

Tout trait de personnalité récompensé socialement a tendance à s'amplifier jusqu'à devenir une cage.

Plus il plaît, plus on le pousse, jusqu'à ce que l'identité entière en dépende.

Sortir devient alors prohibitif parce que ça exige de dissoudre précisément ce qui a produit le succès.

L'être humain n'est alors plus libre de sa direction puisqu'il ressent l'obligation d'incarner le trait récompensé.

Le processus est toujours le même :

  1. Tu explores plusieurs angles
  2. L'un d'eux résonne, alors tu le pousses un peu plus
  3. Il devient le socle de ton identité publique et le succès s'y attache
  4. Le nuancer ou l'abandonner revient à dissoudre ce qui fait que tu existes aux yeux des autres

À ce stade, ton cerveau va activer tous les biais possibles pour éviter cet effondrement.

Comme dit Mark Manson :

« Toute croissance nécessite des pertes. La perte de tes anciennes valeurs, tes anciens comportements, tes anciens amours, ton ancienne identité. »

Clôturer une saison, c'est faire le deuil d'une version de soi.

Si Stan a réussi, c'est parce qu'il avait d'autres pièces dans sa maison.

La psychologue Patricia Linville appelle ça la Self-Complexity : plus ton identité repose sur des dimensions indépendantes, moins l'effondrement de l'une d'elles ébranle la totalité de ton être.

Et des pièces, Stan en avait :

Quand une pièce de la maison ferme, il en reste plein d'autres pour vivre, ce qui offre une sensation de stabilité dans l'effondrement, permettant de traverser cette phase plus rapidement.

(encore une fois, investir dans son portefeuille d'identité est une des meilleures décisions que tu puisses prendre)

7. Le Chaos Inter-Saison

Il y a une dernière "méta-raison" que j'ai envie d'évoquer avant de clôturer parce que je pense qu'elle est importante.

Cette raison, c'est la peur du vide.

Quand tu clôtures une saison, tu entres dans un entre-deux : tu n'es plus l'ancien toi et tu n'es pas encore le nouveau.

Kurt Lewin décrivait le changement en 3 phases :

  1. Décristallisation : on abandonne les anciens comportements
  2. Déplacement : on est en transition
  3. Recristallisation : on se stabilise dans le nouveau

La phase 2, c'est le chaos.

Et la plupart des gens interprètent ce chaos comme un dysfonctionnement.

Ils pensent que s'ils se sentent perdus, c'est qu'ils font mauvaise route.

Résultat : ils font demi-tour et signent pour la saison de trop.

Stan aussi est passé par là.

Après avoir arrêté, il s'est dit qu'il fallait lancer un nouveau business, un truc qui n'avait rien à voir avec avant.

Mais toutes ses idées « sonnaient creux ».

Il avait même cette petite voix qui lui disait : « Si j'arrête Marketing Mania, il faut que je fasse un truc encore plus gros, un truc épique. »

J'ai moi-même traversé ce genre de période de façon successive ces 10 dernières années et, pour rien te cacher, elles me sont toujours extrêmement désagréables.

J'ai une personnalité plutôt néguentropique : je prospère dans l'ordre et la structure ; toute période d'entropie m'anéantit.

(dommage parce que c'est 90% de notre expérience de vie sur Terre "lol")

Ce qui m'a toujours beaucoup aidé dans ces moments-là, c'est ce modèle mental (qui je suis sûr t'aidera aussi) :

La vie comme une chasse au trésor.

(j'en ferai sûrement bientôt une vague)

Dans une chasse au trésor, ne pas connaître le chemin fait partie du jeu.

Sans mystère, sans détour et sans recherche, il ne resterait qu'un itinéraire à exécuter.

Voir la vie comme une chasse au trésor transforme l’incertitude en aventure.

Et c'est hyper-agréable.

Pour revenir à Stan, ses idées de business qui sonnaient creux étaient des impasses.

Et chaque impasse était un indice.

Elles l'ont ramené petit à petit vers ce qu'il voulait faire depuis toujours :

« Quand j'étais gamin, je voulais devenir écrivain. »

On passe notre vie à se découvrir, se perdre, se redécouvrir et p*tain ce que c'est bon.

Aussi désagréable que ça puisse être pour moi, je ne changerais cette caractéristique pour rien au monde.

Comme dit Jonathan Safran Foer :

"Parfois, j’ai l’impression d’entendre mes os craquer sous le poids de toutes les vies que je ne suis pas en train de vivre"

Se sentir perdu entre 2 saisons n'a rien d'une panne, c'est simplement la chasse qui reprend.

Alors chassons avec le sourire niais d'un enfant qui cherche ses trésors.

Ok, faisons un rapide point.

Jusqu’ici, on a vu :

Et que même quand on la fixe, 7 forces nous retiennent captifs de notre saison :

  1. L’argent : l’illusion qu’avec un peu plus, on sera tranquille
  2. Le piège du sommet : quitter ce qui marche ressemble à une chute
  3. L’adaptation hédonique : la ligne d’arrivée recule toujours d’1km
  4. Le biais d’engagement : plus on a investi dans une voie, plus on s’y entête
  5. Les démons du High Achiever : on court aussi pour fuir quelque chose
  6. La cage identitaire : clôturer une saison, c’est faire le deuil d’une version de soi
  7. Le chaos inter-saison : la peur du vide entre l’ancien toi et le nouveau

Bref, s’arrêter est un des actes les plus difficiles qui soient pour un être humain.

Et le pire, c’est que comprendre ces forces ne suffit pas à s’en libérer.

Tu peux connaître chacun de ces mécanismes par cœur, les avoir lus, relus, décortiqués et rester quand même scotché à ta saison.

Alors comment Stan a-t-il réussi à tourner la page ?

V. La Saison Suivante

Spinoza disait qu'un désir ne peut être vaincu que par un désir plus puissant.

Selon lui, aucun raisonnement ni acte de volonté n'y suffit.

Tant que tu n'as pas un désir qui surpasse l'actuel, tu ne l'abandonneras pas.

(d'où, encore, la nécessité de développer son portefeuille d'identité)

J'adore cette idée et je pense que c'est le dernier ingrédient de toute clôture réussie.

Stan avait la liberté, assez d'argent en bourse pour partir à la retraite, un business autonome (Schoolmaker) qui tourne avec sa propre équipe...

Et pourtant, il restait bloqué.

Parce que, pour reprendre les termes d'Harry Brown, il avait la liberté négative (être libéré des contraintes) mais il lui manquait la liberté positive (la liberté de devenir l'auteur de quelque chose qui a du sens).

Le jour où il s'est autorisé à écrire, tout a pris sens.

Il nous dit :

« C'est le kiff. C'est comme les premières années à écrire des vidéos. J'apprends des choses, je découvre mon style, je m'éclate quoi. »

C'est sa nouvelle montagne, sa nouvelle carte, sa nouvelle saison...

Et la boucle se referme sur notre obsession originelle :

Commencer avec la fin en tête.

(mais cette fois, avec une compréhension plus profonde)

VI. Conclusion

Tout ça nous conduit à toi.

J'ai écrit ces derniers paragraphes en me servant d'un seul carburant : celui de me dire que ce sera peut-être l'électrochoc nécessaire à UN Starter de la Tribu.

Le genre de synchronicité qui lui ferait dire : "P*tain c'est le moment".

Le message qui sonnerait comme le début d'une nouvelle trajectoire de vie.

Alors je te pose la question :

C'est quoi la ligne d'arrivée de ta saison actuelle ?

Et si tu l'as déjà franchie... qu'est-ce qui te retient de clôturer ?

Prends 5 minutes cette semaine pour y réfléchir.

(si tu veux m'envoyer ta réponse c'est avec grand plaisir, même si j'ai pas le temps de répondre à tout, je lis chaque ligne avec l'émerveillement d'un enfant)

Encore une fois, full respect à Stan.

Merci à lui pour ces 10 saisons et la vibe "solopreneur pirate" qui a façonné une bonne partie de qui je suis devenu aujourd'hui.

On manque cruellement de ce genre d'inspiration dans le paysage FR et ça fait un bien fou de voir de nouveaux modèles émerger.

Je file en Deep Work.

On se retrouve lundi.

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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

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