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Les 3 points communs des high-performers

C’était ma découverte de 2022.

Celle qui m’a mis la plus grosse mandale.

Une pépite que j’ai dénichée dans une intervention d’Hormozi et qui m’a révélé un nouveau pan de réalité.

Ce genre de moment où quelqu’un arrive à poser les mots sur quelque chose que tu pressens — sans arriver à le verbaliser clairement.

Cette chose, c’est le Modèle des 3 Traits de Caractère.

Modèle que l’on doit à seule et même personne :

Amy Chua.

Amy a commencé ses recherches avec une obsession : déterminer quels sont les points communs à tous ceux qui ont du succès.

Ce genre de modèles est utile parce que le succès laisse des traces.

C’est intéressant d’observer les points communs de ceux qui réussissent — tout en les corrigeant du Biais du Survivant — parce qu’ils nous donnent des indications sur la map.

Contre toute attente, Amy a découvert qu’il n’en existe très peu.

Spoiler alert, ça n’est pas :

À l’inverse, toutes les personnes les plus successful au monde partagent ces 3 critères :

  1. Complexe de supériorité
  2. Insécurité de ne pas être assez
  3. Contrôle des impulsions

Développons rapidement chacun d’entre eux.

1. Complexe de supériorité

Quand j’en parle autour de moi, c’est le premier critère qui bloque.

La culture d’héritage judéo-chrétien dans laquelle nous vivons déteste une chose en particulier :

Le manque d’humilité.

Le fameux « reste à ta place » français.

90% des gens préfèreront une personne qui se flagelle à une personne qui a une haute estime d’elle-même.

Ceux qui accomplissent de grandes choses se trouvent dans la 2nd catégorie.

Quand j’ai creusé le sujet, je me suis rendu compte d’une chose importante.

Souvent, les gens-là pensent mériter plus pour une seule raison.

Ils pensent mériter plus parce qu’ils sont conscients de faire bien plus que la majorité des gens.

Ils ont développé un biais pour l’action — et ils le savent.

Chaque jour :

Et ils utilisent toutes ces armes pour accomplir des choses qui ont du sens — en grande quantité.

In fine, ils finissent par sentir qu’ils méritent plus que les autres.

Tout simplement parce qu’ils deviennent meilleurs que les autres (dans le domaine du success building).

Chacun d’entre nous pourra apprécier si c’est un manque d’humilité ou une réalité rationnelle.

Toujours est-il que c’est le premier critère.

2. Insécurité de ne pas être assez

Quand j’en parle autour de moi, ce critère intrigue.

Comment on peut avoir une sentiment de supériorité et une peur de ne pas être assez ?

C’est pourtant le résultat des recherches d’Amy Chua.

Les high-performers ont une crainte maladive : celle de ne pas y arriver.

D’être nul.

D’être non-pertinents.

Ils sont bloqués dans ce que j’appelle le Purgatoire de l’Insuffisance — lieu dont je pourrais cartographier les moindres recoins après 32 ans d’habitation.

Quoiqu’ils fassent …
Quoiqu’ils bâtissent …
Quoiqu’ils accomplissent …

La crainte d’être insuffisant ne quitte jamais les tripes des plus grands de ce monde.

Une sorte de malédiction prolifique.

Un super-carburant toxique qui leur permet d’accélérer à une vitesse inégalable — au risque de casser le moteur.

Chaque feedback positif est intérieurement disqualifié.

Chaque feedback négatif vient nourrir cette insécurité pour libérer un peu plus de nitro dans le moteur.

Mon interprétation est la suivante (hypothèse en cours de validation) :

Je pense que les high-performers ont une complexe de supériorité par rapport à la masse (terme non péjoratif ici) et un complexe d’infériorité par rapport à leur vision.

D’un côté, ils se sentent supérieurs aux médianes puisqu’ils font ce que personne ne fait.

D’un autre côté, ils se sentent à côté de la plaque vis-à-vis de leur vision qui, du fait de leur ambition, est gigantesque et demanderait peut-être une vie de travail.

Quoiqu’il en soit, ces 2 premiers critères créent une dynamique paradoxale intéressante entre :

3. Contrôle des impulsions

Ce critère est très certainement le plus évident.

Une fois leur destination fixée, les high-performers ne dévient pas.

Toutes leurs ressources sont allouées vers cette destination et il n’existe aucun monde dans lequel une déviation d’itinéraire est envisageable.

Chaque impulsion est contrôlée, neutralisée, étouffée.

En mixant ces 3 choses, on obtient un triptyque redoutable :

  1. Un gros objectif qui nous attire en avant
  2. Une grande peur qui nous course et que l'on fuit
  3. Une capacité à se concentrer sur la seule chose qui compte

Sans titre

Je pense que tu l’as senti en lisant ces lignes :

Ce modèle témoignage de la violence de ce qu’il se passe à l’intérieur des high-performers.

Et cette violence nous rappelle les mots de Rory Vaden :

"Le succès est un signe de fonctionnement anormal de ton cerveau. Ton cerveau n'est pas là pour te faire grandir mais pour te faire survivre. La survie implique l'économie d'énergie. Le succès implique la dépense d'énergie."

Ce qui nous amène à ce modèle mental :

"Tout le monde est jaloux de ce que tu as ; personne n’est jaloux de comment tu l’as obtenu."

Les gens préfèrent les trophées aux terrains d'entraînement.

Souvent, on envie le quotidien de ceux qui nous inspirent mais on oublie ce qu’ils vivent pour en arriver là.

On ne conscientise pas l’enfer qu’ils ont traversé (et traverse encore ?) intérieurement au quotidien.

La jalousie ne peut pas être sélective.

Naval Ravikant explique :

"Il est stupide d’être jaloux d’une seule caractéristique chez une personne. Cette caractéristique est là parce qu’il y a un manque ailleurs. Soit tu es prêt à échanger ta vie contre la sienne à 100%, soit tu ne dois pas t’autoriser à être jaloux."

Depuis que j’ai découvert ce modèle, je le vois partout.

C’est devenu une évidence pour moi.

Tous ceux que j’admire et sur lesquels je parierais ont :

  1. Une vision enivrante
  2. Des démons effrayants
  3. Une discipline militaire

C’est le triptyque gagnant.

Si je devais me risquer à un plan à 3 étapes, voici donc ce que je conseillerais :

  1. Développe un biais pour l’action tout en construisant ta vision pour obtenir cette sensation de mérite
  2. Pratique l’introspection et la thérapie pour dévoiler tes insécurités et blessures puis apprend à te servir de cette énergie pour avancer
  3. Travaille ta discipline pour devenir maitre de tes impulsions

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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟏/𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫. 𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

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