J'ai passé 3286 jours dans le froid
Hier, j’ai enregistré mon 3286ème jour consécutif de douche froide.
J’ai découvert l’exposition au froid en 2016, bien avant que ça devienne une health trend.
Je me souviendrai toujours de cette première (stupide) tentative :
Un mercredi matin.
Je me lève.
Il est ≃6H.
Je mets les pieds dans mon bain …
Et je m’envoie de l’eau glacée directement sur la tête.
Résultat :
Étourdis, je me ramasse la gueule sur le carrelage du mur de gauche.
-3000 d’aura.
Sofiane, auto-proclamé frileux de naissance (qui parle de lui à la 3ème personne pour récupérer un peu d’aura), venait de transgresser une des règles les plus importantes en termes d’habitudes :
Le scaling progressif.
9 ans après, j’ai :
- Enchainé 3286 douches froides
- Tapé un record de 7 minutes à 2°C en piscine
- Expérimenté diverses expositions solides en lac gelé
Et je sors à peine d’un stage d’inconfort autour du froid à la fin du mois.
Spoiler alert :
Je suis toujours frileux — dans le sens « sensible au froid ».
(et ça, peu de gens arrivent à le comprendre)
J’ai juste développé une nouvelle compétence dans mon esprit : celle de faire ce que je ne veux absolument pas faire.
Dans cette vague matinale …
J’ai envie de te partager les 8 leçons que j’ai tirées de 9 années d’exposition au froid.
Les voici :
1. La discipline, c’est ce que tu fais les jours où n’a pas envie de le faire
On peut globalement simplifier notre expérience de vie en 3 types de journées :
- 10% où tu te sens incroyable
- 80% où tu te sens normal
- 10% où tu te sens vraiment mal
Être discipliné les 10% où tu pètes la forme ? Facile.
Être discipliné les 80% où tu te sens normal ? Jouable.
Être discipliné les 10% où tu te sens vraiment mal ? Next level sh*t.
Ce sont ces jours où tu bâtis quelque chose qui n’a pas de prix :
Une confiance inébranlable en ta capacité à faire les choses.
Et crois-moi : peu de choses sont comparables à cette sensation d’être capable de te foutre dans de l’eau glacée alors que t’es au fond du seau.
2. L’inconfort volontaire est un devoir
« Ce n’est pas l’espèce la plus forte qui survit, ni la plus intelligente, mais celle qui s’adapte le mieux au changement. » — Charles Darwin
Dans la mythologie grecque, l’Hydre est une créature à plusieurs têtes.
Coupes-en une, deux repoussent.
La définition même de l’Antifragilité.
La vie est imprévisible.
Et la meilleure façon de mettre toutes les chances de son côté face à cette Entropie Existentielle est d’embrasser l’inconfort volontaire.
Comme disait Mike Tyson : « Tout le monde a un plan jusqu’à qu’il prenne un coup de poing dans la gueule. »
Ta capacité à absorber les coups de la vie et rebondir rapidement déterminera jusqu’où tu peux aller.
À une époque où l’inconfort des sociétés occidentales fond comme neige au soleil, cultive un inconfort volontaire est un des hacks les plus sous-cotés.
3. Arrête de réfléchir, agis
La 1ère fois que j’ai entendu parler des douches froides, je n’ai pas attendu 3 mois avant de m’y mettre.
La semaine d’après, je fais ma 1ère tentative risible.
On retrouve ce passage à l’action rapide dans toutes mes sphères de vie.
Les données que tu cherches sont sur le terrain.
Aucune quantité de réflexion théorique ne pourra se substituer à de l’exposition physique.
Tôt ou tard, tu dois y aller — tôt vaut mieux que tard.
Comme dit Phil Stutz, les gens procrastinent parce qu’ils attendent une exonération.
Une exonération de quoi ?
Des challenges de la vie.
"Quand j'aurais tout lu sur ce sujet, je pourrais suivre le chemin parfait où il n'y aura pas d'obstacles"
Bullsh*t.
Les challenges ne disparaissent jamais.
C'est la résistance aux challenges qui rend le tout plus difficile.
Dans la matrice d’un Explorateur-Stratège, l’échec n’est pas un bug — c’est une feature.
Ne perds pas de temps, agis.
20% d’analyse, 80% d’action.
4. Les gens se souviendront de tes actions — pas de tes paroles
Je pourrais écrire pendant des heures sur l’importance de la discipline, de la régularité et de l’adaptabilité.
Naviguer ces mondes conceptuelles avec un plaisir très intense.
Mais sans action concrète ?
Mes mots ne valent rien.
Ce qui parle pour moi, ce sont les 3286 preuves que j’ai accumulées à ce jour.
Le monde est rempli de gourous qui théorisent mais ne pratiquent pas.
Méfie-toi toujours de ceux qui essaient de te vendre un concept qu’ils n’appliquent même pas.
Sois celui dont les actes parlent plus fort que les mots.
Expose-toi, prends des risques, échouent.
Fail In Public is the new Build In Public.
PS : Un bon indicateur de confiance est à quel point tes créateurs préférés remplissent leur Devoir de Transparence. Si ça n’est pas le cas, il y a de fortes chances que ce soit juste de beaux-parleurs.
5. Pour progresser dans un domaine, pratique quotidiennement
Il existe une infinité de façons de s’améliorer dans un domaine.
Mais la meilleure reste la plus simple :
Fais-le tous les jours.
C’est la méthode 30-30 :
- 30 minutes par jour
- 30 jours d’affilés
Tu n’as pas idée du volume de progression que tu peux enregistrer en 30 jours avant d’appliquer cette méthode.
(que j’applique actuellement pour l’apprentissage du Marocain & de la Batterie notamment)
6. Pour progresser encore plus rapidement, capitalise sur l’expérience des autres
Tu me connais, je n’ai jamais compris ceux qui perdent leur temps à grands coups de :
« Je vais pas écouter les autres, je vais plutôt faire à ma manière. »
Pourquoi ?
Juste, pourquoi ?
Y’a des humains qui ont décidé de distiller les leçons d’un insane volume horaire de pratique pour t’éviter de faire les erreurs qui leur ont fait perdre du temps.
Pourquoi ne pas faire levier sur ce Temps Artificiel ?
Pourquoi ne pas tirer profit de ce blueprint ?
Ça me dépasse.
Après l’annihilation de mon aura la tête sur le carrelage, j’ai fait 1 chose que je te conseille aujourd’hui :
Suivre les protocoles WIM OFF — une démarche scalable sur 30 jours.
Résultat : j’ai arrêté de me nourrir de carreaux de salle de bain & j’ai progressé rapidement.
Tu peux le trouver facilement en ligne ou en demandant à l’IA.
Enjoy.
7. La deuxième flèche est toujours sous ton contrôle
J’en parle en détail ici.
La 1ère flèche, c’est le chaos de la vie — on ne peut pas l’empêcher.
La 2nd flèche, c’est notre réaction face à ce chaos — 100% dans notre zone de contrôle.
Peu importe ce que la vie t’envoie, tu as toujours le pouvoir de choisir ta réponse.
C’est exactement ce qu’il se passe sous cette douche ou dans les lacs gelés :
- Tu reçois une première flèche.
- Ton amygdale est en alerte.
- Tous les atomes de ton corps te crient de sortir de là.
Et dans cet espace de panique, tu découvres un des trésors de la vie : tu as le choix.
- Le choix de faire taire ta tête.
- Le choix d’accepter l’inconfort.
- Le choix de reprendre le contrôle sur ta respiration.
Et finalement le choix de créer en temps réel une nouvelle réalité.
C’est difficilement explicable avant de le vivre.
Alors force-toi à le vivre.
8. Arrache tes étiquettes
Je finis sur une des leçons les plus importantes que j’ai apprises :
Tes étiquettes te limitent — celles que les autres placent sur toi et celles que tu te colles toi-même.
J’appelle ça le Verrou des Étiquettes.
Si j’ai mis aussi longtemps à démarrer l’exposition au froid, c’est parce que je me considère comme quelqu’un de frileux.
Et, dans ma tête, être frileux et s’exposer au froid sont 2 variables inconciliables.
Selon qui ?
Pour quelles raisons ?
Je n’en sais rien.
Mon cerveau fait une sorte de connexion logique à ce niveau.
Cette étiquette m’a empêché d’évoluer jusqu’à que je décide de l’ignorer.
Je me suis dit : « Et si j’allais vérifier si ces 2 variables sont vraiment inconciliables ? »
« Et si je jouais le Vagabond des Vortex ? »
(en accord avec nos tactiques de l’exploration intérieure et de l’exploration extérieure)
Spoiler alert : elles ne l’étaient pas.
On passe notre vie à nous coller des étiquettes dans le but justifier ce qu’adore faire notre cerveau de primate :
Conserver notre énergie.
« Si je trouve un mot qui légitimise l’évitement de cette douleur, alors je peux l’éviter sans culpabiliser. »
Magique.
Ça, c’est le gain court-terme.
Et puis il y a le coût long-terme : celui d’arrêter de vivre pour se contenter de survivre.
La beauté de la vie se loge dans les boucles de redéfinition de la notion même d’impossibilité.
« Impossible c'est juste un mot qu'utilisent des hommes sans envergure qui trouvent plus facile de vivre dans le monde qui leur a été légué, plutôt que de chercher en eux le pouvoir de le changer. Impossible n'est pas une donnée, c'est une opinion. Impossible n'est pas une fatalité, c'est un défi. » — Mohamed Ali
On retrouve encore une fois cette notion de Tunnel de Réalité et de la nécessité de savoir mourir et renaître plusieurs fois dans sa vie.
Je suis content de terminer sur cette leçon — qui est certainement la plus essentielle de toutes.
Voici donc mes 8 leçons de 3286 jours dans le froid :
- La discipline, c’est ce que tu fais les jours où n’a pas envie de le faire
- L’inconfort volontaire est un devoir
- Arrête de réfléchir, agis
- Les gens se souviendront de tes actions — pas de tes paroles
- Pour progresser dans un domaine, pratique quotidiennement
- Pour progresser encore plus rapidement, capitalise sur l’expérience des autres
- La deuxième flèche est toujours sous ton contrôle
- Arrache tes étiquettes
En espérant qu’elles t’aient donné envie d’aller repousser un peu plus tes limites.
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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟏/𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫. 𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)