Andy Weir n'était pas un écrivain à succès
Andy Weir n'était pas un écrivain à succès
C'était plutôt un ingénieur logiciel qui publiait des articles sur un astronaute coincé sur Mars dans un coin obscur d'internet que personne ne visitait.
Pendant 10 ans, il a écrit sur ce sujet.
- Sans contrat
- Sans éditeur
- Sans garantie que ça mènerait à quoi que ce soit
Juste lui, son clavier et une poignée de geeks passionnés de science dure qui lui envoyaient des retours pour améliorer la crédibilité de son récit.
Un jour, son lectorat lui demande de compiler les articles en e-book Kindle.
Ce qu'il décide de faire.
Cette simple décision a été l'action fondatrice de tout ce qui suivit :
- L'e-book qui grimpe dans les classements
- L'agent littéraire qui frappe à sa porte
- Random House qui achète le livre
- Fox qui veut en faire un film
Tout a commencé avec 10 ans d'actions quotidiennes dans la solitude…
(les fameuses « heures invisibles » de Drew Hanlen)
Pour finir sur le titre d'un des auteurs science-fiction les plus reconnus au monde avec :
- Artemis
- The Martian (adapté au ciné avec Matt Damon)
- Project Hail Mary (en cours d'adaptation avec Ryan Gosling)
Andy n'a pas passé ces 10 dernières années à constamment changer de jeu.
Il est resté dans le sien assez longtemps pour que la chance le trouve.
Je pense souvent à cette histoire quand je parle avec des Starters qui abandonnent après 6 mois.
- « J'ai pas de résultats. »
- « Personne me suit. »
- « Peut-être que c'est pas fait pour moi. »
Et je comprends le sentiment.
Vraiment.
Mais je vois aussi quelque chose qu'eux ne voient pas encore :
Ils confondent l'absence de signal avec l'absence de progrès.
Le vrai problème, c'est qu'on vit dans une époque qui a déréglé notre rapport au temps.
On se dope aux success stories condensées en 3 minutes sur YouTube.
Fasciné par les résultats, aveugles au chemin.
Alors on se fixe des timelines absurdes.
« Si ça marche pas d'ici 3 mois, j'arrête ».
Comme si la nature obéissait à nos délais arbitraires.
Je suis en plein dedans aujourd'hui avec le lancement de la boite de ma copine.
Ses délais sont d'une telle exigence.
Lors de nos premières conversations, elle se donnait 1-3 mois pour jauger du potentiel de son activité — parfois moins (!).
Quand je me suis lancé ?
J'avais une timeline de 5-10 ans en tête.
Le problème de cette approche est qu'elle nous rend terriblement fragiles face aux évènements.
Si ton succès est à 12 mois mais que tu mets une deadline à 3, de quel genre de vie tu es en train de te priver par impatience ?
Il se trouve que j'ai beaucoup d'admiration et de fierté pour ma copine qui a déjà signé 3 clients en l'espace de 90 jours (ce qui m'impressionne à un point…).
Mais qu'est-ce que se serait passé si ça n'avait pas été le cas ?
Andy Weir a accumulé 3 000 lecteurs en dix ans.
Pas 3 000 en quelques mois.
10 ans, bordel.
Et ces 3 000 personnes — ces « dorks » comme il les appelle — ont été le socle sur lequel tout le reste s'est construit.
Ce qui m'intéresse dans cette histoire, c'est pas la chance.
Ce qui m'intéresse, c'est pourquoi il a tenu.
Parce qu'il aimait le jeu pour le jeu.
Il n'écrivait pas pour devenir célèbre.
Il écrivait parce qu'il était fasciné par les problèmes de survie sur Mars et qu'il voulait les résoudre avec une rigueur scientifique réelle.
L'énergie sacrée.
Un parfait alignement entre le cœur, la tête et la main.
C'est ça l'artefact le plus rare dans l'Odyssée d'un solopreneur.
Pas les compétences. Pas les outils. Pas le réseau.
L'énergie qui ne dépend pas de l'approbation extérieure.
Cet artefact se trouve à grands coups d'exploration, d'introspection, de « way-finding ».
(sujets du 2nd Module du Projet K™)
La majorité des gens qui se lancent cherchent un signal de validation dans les premières semaines.
(likes, abonnés, ventes, etc)
Et quand ce signal tarde à venir (ce qui est toujours le cas au début) ils interprètent le silence comme un verdict.
Ce silence n'est pas un verdict, bordel.
C'est juste la première phase de toute aventure qui en vaut la peine.
Je m'emporte parce que ça me tient tellement à cœur.
Récemment, en travaillant sur ma Mission, j'ai pu aller jusqu'à mon Noyau Existentiel.
Le cœur du réacteur.
Voici ce que j'ai écrit :
« 🧬 Noyau Existentiel : Un monde rempli d'humains alignés est le seul terrain de jeu où je peux me sentir totalement vivant.
Je veux vivre dans un monde peuplé d'humains alignés — chacun vibrant à sa juste fréquence, créant sa propre vision de la vie — pour pouvoir entrer dans la pluralité de leurs mondes, me nourrir de leurs perspectives, et vibrer pleinement à travers cette richesse.
Parce que je suis dérangé à un niveau viscéral face aux gâchis de temps et de contributions que les humains pourraient apporter. Quand je vois quelqu'un passer deux heures sur une tâche qu'il pourrait faire en 30 minutes, je ressens physiquement tout le potentiel de vie à côté duquel il passe.
Mais plus profondément : je veux vivre dans un monde rempli d'humains alignés — chacun vibrant à sa juste fréquence, créant sa propre vision de la vie — parce que c'est le seul terrain de jeu où je peux être totalement vivant.
Chaque humain aligné devient une porte vers un narratif différent, une façon de voir la vie, un modèle mental, une perspective unique. Et moi, ce qui me rend vivant, c'est de pouvoir entrer dans cette pluralité. De comprendre comment les autres vibrent. De me nourrir de leur vitalité, de leur vision, de leur manière d'expérimenter la vie.
- Leur alignement = mon terrain de jeu.
- Leur vitalité = ma vitalité.
- Leur richesse = ma richesse.
C'est pour ça que c'est viscéral. Parce que chaque personne coincée dans le chaos est une porte qui reste fermée. Un narratif qui ne naît jamais. Une perspective que je ne pourrai jamais explorer. Un monde dans lequel je ne pourrai jamais entrer.
En résumé : Je suis fasciné par le potentiel humain et par la beauté de ce que les humains créent quand ils vibrent en alignement total avec leur essence fondamentale. Ma mission n'est pas juste altruiste — elle est existentielle. Je veux que les autres soient alignés parce que leur alignement crée le monde dans lequel je veux vivre. »
Voir des Starters passés à côté de leur alignement total…
Être privé de cette vibration fondamentale…
Ça me fait (littéralement) mal.
Andy Weir a traversé ces Terres Obscures pendant une décennie.
Et je compte bien accompagner chaque Starter de la Tribu à faire la même chose — année après année.
Choisis ton jeu avec soin (connaissance de soi)
Reste dedans assez longtemps pour que la chance te trouve (persévérance)
On continue d'avancer, ensemble.
P.S. : En ce moment, j'ai pas mal de conversations avec un ami potentiellement TDAH. Ces conversations me font réaliser une chose : le momentum est vraiment une force inégalable dans cet univers. Les intérêts composés sont à peine croyables. Pour ça, pas de secret : construire des systèmes qui permettent d'agir chaque fois dans la bonne direction — celle de ton Cap Existentiel.
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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)