❂ Ideaverse

6 leçons de mon surf-trip marocain

Je rentre de 7 jours de surf-trip au Maroc

Et autant te dire que j’ai bien déconnecté.

IMG_0471 IMG_0430 E6923DD2-ADB1-4D43-9EF0-AD857A7F6CF4 07725DF3-0953-4F67-99EB-B7E2040AE6A2 IMG_0259 42445AF3-6AE7-4AA6-B0E7-D4659769A1C1 IMG_0394

Et si je le sais, c’est parce que j’ai la sensation d’être tombé dans une faille spatio-temporelle ces 7 derniers jours.

Comme la sensation que tout ça n’est jamais arrivé.

Que j’étais sur un nuage l’espace d’une semaine.

Un pur moment d’éternité.

Plutôt que de te raconter ma vie, voici les 6 leçons que j’ai apprises ou réapprises à l’occasion de ce surf-trip :

1. 7-10 jours est ma durée idéale de déconnexion

Commençons d’abord par rappeler l’importance des périodes de déconnexion.

Je te fais ça rapidement parce qu’on n’en a déjà souvent parlé dans LA VAGUE™ — le repos étant la pierre angulaire de la performance.

Les vacances nous permettent d'être des versions plus complètes de nous-mêmes.

Ça nous donne l’espace nécessaire pour :

Prendre de petites vacances régulièrement te permet de gagner sur tous les tableaux :

1️. Augmentation du bonheur (cc. Tali Sharot : anticipation dopaminergique + augmentation du nombre de 1ères fois)

  1. Augmentation de ton innovation et de ta créativité (cc. Barbara Oackley et le Diffuse Thinking qui te permet de connecter les dots quand tu lâches prises)

  2. Augmentation de ton inspiration (stimulation “calme” constante, découvertes, prise de hauteur)

  3. Augmentation de la neuro-plasticité (marquage à l’acétylcholine durant le focus, modification neuronale lors du repos profond)

  4. Augmentation de la productivité (via la récupération énergétique — Productivité = Temps x Attention x Énergie)

Et j’en passe.

Seulement voilà, après avoir testé plusieurs périodes, j’en arrive à cette conclusion :

7-10 jours est la durée idéale de déconnexion pour moi.

Passé ce timeframe :

Ce surf-trip n’a pas fait exception à la règle.

Le dernier jour, j’étais heureux de rentrer.

J’ai partagé cette réflexion sur Instagram :

*« Clap de fin de cette phase d’exploration.

7 jours de déconnexion entre vagues, soleil et thé à la menthe.

Tout comme j’étais impatient de ce trip, je suis impatient de revenir à la TDS.

Évidemment, je reviens avec l’esprit reposé et des idées plein la tête (Diffused Thinking).

Arrivé à Biarritz à 15H — reprise de la mission à 16H.

PS : j’en discutais hier avec un pote → au fil des années, j’ai réalisé que l’indicateur d’alignement le plus pertinent c’est comment tu te sens au retour de tes vacances. Si tu es impatient de reprendre ta routine ? Félicitations, tu as réussi à te bâtir une vie dont tu ne veux pas t’échapper. Si tu es anxieux/frustré à cette idée ? Tu as encore des chantiers à mener pour matérialiser ton lifestyle idéal.

PPS : comme tout, ce n’est pas binaire — la réalité existe dans un continuum et l’idée est de savoir où tu te situes sur ce prisme. »*

Le passage en gras est le plus important.

Ta sensation de fin de vacances est l’indicateur d’alignement ultime.

C’est donc ma première leçon.

PS : il s’avère que ça n’est pas que ma durée idéale, mais bien la durée idéale selon Alex Soojung-Kim Pang — auteur du livre Rest :

"Les bénéfices immédiats d'une déconnexion montent jusqu'à 8 jours. Puis stagnent et déclinent. Il est préférable de prendre une semaine de vacances plusieurs fois par an, qu'une grande déconnexion une fois par année."

2. Le surf est mon artefact de lutte contre l’anxiété

Si tu prends le train en route, en 2021 j’ai fait ma première crise d’angoisse à l’eau (poitrine compressée, sensation d’étouffement, retour paniqué sur le shore)

Puis ces crises se sont progressivement étendues (grottes, avion, eau libre).

Globalement, dès que je n’ai pas de contrôle direct sur une potentielle sortie de danger, mon corps me livre les mêmes symptômes.

Bien décidé à éradiquer ces limitations de liberté de ma vie, j’ai développé un plan d’action de désensibilisation de mon amygdale (génétiquement) hyper-sensible :

(je te passe les détails du fonctionnement de l’anxiété parce que c’est long. Si le sujet t’intéresse, dis-le moi en réponse à cette vague — si j’ai de nombreuses réponses, j’en créerai une sur le sujet)

Bref, j’ai déployé pas mal d’outils sur le terrain avec une seule idée en tête : quand tu arrêtes de t’exposer, tu laisses ton démon gagner du terrain.

Dès que tu recules, il avance.

La seule façon de continuer à vivre une vie de liberté, c’est de confronter ce démon quotidiennement.

Le 27 juin dernier, j’ai donc décidé d’entamer une réexposition progressive au surf dans le but d’être à l’aise pour ce surf-trip marocain.

Le premier résultat de cette réexposition a eu lieu en montant dans l’avion à l’aller.

C’est simple : je n’ai eu aucune sensation d’anxiété — j’ai même pioncé la plus grande partie du vol (chose qui m’était impossible sur mes derniers trajets en avion).

Le second résultat de cette réexposition est que je n’ai fait aucune crise d’anxiété au Maroc alors que tous les déclencheurs y étaient :

Certes, j’ai eu 2 sensations d’inconfort sur 2 sessions distinctes.

Mais rien à voir avec l’intensité habituelle.

J’en arrive donc à cette conclusion : le surf est mon artefact de lutte contre l’anxiété.

Ce que ça signifie c’est que cette activité encapsule tellement de choses qui me font flipper que, tant que je m’y expose régulièrement, ça rend tout le reste simple.

Plus je m’expose au surf, plus l’anxiété dans les autres domaines décroit.

C’est fascinant.

Évidemment, je m’efforce de ne pas tomber dans le piège de la guérison.

Les thérapeutes sont formels : je n’enlèverai jamais cette programmation génétique à l’anxiété.

Mais je peux apprendre à vivre avec et faire en sorte que ça ne soit plus un frein — ni à ma liberté, ni à ma performance.

3. Mon hygiène de vie me rend résilient

Alors que le changement alimentaire et environnemental a mis KO beaucoup de monde, je n’ai rien eu.

J’ai pu enchainer jusqu’à 3 sessions par jour, manger différemment et même faire l’erreur de boire la moitié d’un verre d’eau du robinet, je n’ai rien eu.

Et ça, je le dois à plusieurs choses.

Premièrement, à mon hygiène de vie qui me rend bien plus résilient à ce genre d’écart.

Mon corps est prêt, solide et adaptable.

Deuxièmement, à ces quelques hacks que j’emporte partout avec moi :

Ce sont mes biohacks nomades.

Partout où je voyage, je m’assure de les mettre en place dès que j’arrive.

Et ça fait toute la différence.

4. Les vacances sans ordinateur devraient être la norme

Laisse-moi être 100% honnête avec toi :

Si j’avais eu mon ordi dans les moments de flottement du séjour, je ne sais pas si j’aurais résisté.

Les moments où coïncident ennui (nécessaire) et impatience de retour sur sa mission sont les plus critiques quand on vit de sa passion.

C’est là que tout se joue.

Partir sans ordi est le hack ultime.

Tu as une décision à prendre en faisant ta valise et tu ne peux plus perdre.

Tu as construit une friction incontournable.

Une chose m’a particulièrement aidé à passer le pas cette année : l’iPad.

Avec mon iPad, impossible de travailler.

Je l’ai uniquement paramétré comme outil d’absorption de connaissance.

Mais le fait de le mettre dans ma valise dupe mon cerveau en lui faisant croire que je pourrais l’utiliser pour taffer en cas d’urgence.

Si une urgence s’était manifestée ? Mon iPad aurait été aussi utile que mon ordi.

Mais ce hack psychologique a fait le taff.

Résultat : une déconnexion à 100% avec aucun autre choix que d’être à fond dans le moment présent.

Et sachant que les bénéfices émotionnels d'une semaine de déconnexion totale durent 3-4 semaines (Alex Soojung-Kim Pang), ce hack devient une redoutable arme de performance.

5. Le sport rassemble des personnes aux valeurs communes

Il s’est passé quelque chose d’étrange dans le surf-camp.

Comme une connexion immédiate avec la quasi-totalité des gens présents : les surfeurs, les profs, les boss.

En y réfléchissant, il n’y a rien d’étrange.

Les sports identitaires comme le surf ou l’escalade projettent des valeurs implicites si fortes que tu as 90% de chance de t’entendre avec ceux qui les pratiquent — by-product de valeurs communes.

Dans le solopreneuriat, beaucoup souffrent d’un manque de relations.

Voici le meilleur hack que j’ai trouvé ces dernières années : rejoins un club autour de ta passion.

Musique, danse, surf, escalade, tricot, poterie, arts-plastiques, etc.

Quel que soit le domaine qui te passionne, c’est là-bas que tu as le plus de probabilité de (rapidement) trouver ta tribu.

6. L’identité culturelle ne s’efface jamais

Ayant un père marocain, j’ai passé beaucoup de temps au Maroc quand j’étais jeune.

1-2 mois par an, chaque année.

Cette identité culturelle a été imprégnée en moi depuis le berceau et, à mon plus grand bonheur, ne semble pas s’effacer — même après 8 ans sans avoir foulé le sol marocain.

Aussitôt que j’ai posé un pied hors de l’avion, j’ai eu une intrigante sensation familière.

Les gens, les odeurs, le temps, les codes, les paysages, la langue — tout semblait implicitement annoncer que j’étais chez moi.

C’est à la fois bizarre et étrangement réconfortant.

À ce moment-là, j’ai débloqué un nouveau pan de compréhension de la psychologie humaine : l’identité culturelle ne s’efface jamais.

(hypothèse actuelle demandant confirmation au fil du temps)

Cette réalisation m’a donné envie de pivoter.

Plutôt que de continuer l’apprentissage de l’arabe, je vais me tourner vers l’apprentissage du marocain.

Ça tombe bien puisque j’ai eu 2 signes de l’univers — évènements improbables que j’ai choisi d’interpréter comme des signes plutôt que du hasard.

Premier signe : j’ai rencontré là-bas une française (mariée à un marocain) qui avait appris la langue en 1 an grâce à un bouquin.

Je pars donc avec les mêmes cartes qu’elle :

J’ai en plus l’avantage d’avoir grandi dans cette culture et d’avoir habitué mon oreille et ma gorge à cette langue.

Au moment où elle me montre son livre, second signe de l’univers : je l’ai déjà dans mes documents depuis 2016 après qu’un ami prof d’arabe à mon père me l’ait partagé.

k

Je vais donc m’y remettre progressivement.

À l’heure actuelle, je maitrise déjà (plus ou moins) l’alphabet.

Impatient d’aller plus loin et de pouvoir échanger et partager plus fluidement avec mon héritage.

Voici donc mes 6 leçons post-surf-trip.

Impatient d'en enregistrer d'autres.

Prends-le temps de réfléchir à ce que tu as appris ou ré-appris après tes phases d'exploration.

Ces moments t'offrent des insights qui disparaissent dès que tu as remis un pied dans ta routine.

Ne les laisse pas s'échapper.

__

𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟏/𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫. 𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

#Perso #Productivité #Psychologie #Relations