Si tu galères à prioriser, fais ça
La semaine dernière, je travaillais avec un Starter en call PRISME™.
Appelons-le Pierre.
Pierre reçoit entre 50 et 200 emails par jour.
Son calendrier est blindé de réunions — souvent réservé à l’avance sur des semaines entières.
Il a des responsabilités lourdes au boulot + une pile de projets perso qui demandent son attention constante.
Tu peux imaginer la gueule de son task manager.
Des centaines de tâches.
Réparties sur des dizaines de projets.
(spoiler : c’est pas beau à voir)
Et le pire dans tout ça ?
Les tâches arrivent plus vite qu’elles ne sont terminées.
La situation ne fait qu’empirer.
Alors quand Pierre se retrouve enfin avec un créneau libre — un de ces moments bénis où il peut vraiment bosser au lieu d’être en réunion — quelle tâche il choisit ?
Gagné :
Celle qu’on lui gueule de faire.
Pierre ne décide pas de ce qui est important.
Il réagit aux cris de ses collègues.
- Les emails où on te dit que ce truc est vraiment très en retard maintenant et qu’il faut le faire TOUT DE SUITE
- Les appels pour te demander pourquoi ça bloque et où tu en es
- Les relances incessantes sous note de culpabilisation
Pierre avait même pris l’habitude de tagger certaines tâches « à faire bientôt ».
Puis « EN RETARD ».
Puis « À FAIRE AUJOURD’HUI ABSOLUMENT ! ».
Tu imagines comment ça s’est terminé…
(ces tâches n’ont pas été faites aujourd’hui.)
Ok, respirons 2 minutes.
Quand tu te retrouves dans une situation comme ça, la solution c’est de prioriser à un niveau supérieur.
Quand tes listes font cette taille-là, ça sert à rien de passer en revue toutes les tâches individuelles de ton app et d’essayer de shortlister les plus importantes.
Dans le cas de Pierre, rien que comprendre toutes les tâches capturées lui prendrait plusieurs heures.
Au lieu de ça : dézoome.
Définis…
- Des priorités stratégiques
- Des objectifs
- Des grandes directions
Qu’est-ce que tu essaies vraiment d’accomplir ce mois-ci ?
Ce trimestre ?
Et si vraiment tu n’as pas fait ça depuis un bail, commence peut-être même par te demander ce que tu essaies d’accomplir dans ta vie.
Puis tu descends depuis là.
- Quels sont tes grands objectifs ?
- Quelles sont les actions clés pour les atteindre ?
Ensuite, tu prends ces actions et tu les planifies.
- Lesquelles sont pour ce trimestre ?
- Lesquelles sont pour plus tard ?
Ce « pour plus tard » est crucial.
Parce que ça veut dire que tu n’as pas à te sentir coupable chaque jour de ne pas y bosser maintenant.
Une fois que t’as clarifié tes priorités à un niveau bien plus haut, les décisions quotidiennes deviennent beaucoup plus simples.
T’as plus à regarder des centaines d’items dans ton task manager.
Tu sais que ta priorité #1 ce trimestre, c’est de finir le projet X.
Donc au jour le jour :
- Tu te donnes du temps pour avancer quelques items du projet X
- Une fois que t’as fait ça, tu peux passer le reste de ta journée sur ces trucs qui semblent si urgents
Ceux pour lesquels les gens te harcèlent.
Avoir ton task manager en ordre et faire tes listes quotidiennes, c’est super important.
Mais t’as surtout besoin d’une vision de ce que tu essaies d’accomplir sur le long temps.
Toujours commencer avec la fin en tête.
Sinon, tu navigues à vue.
Tu réagis.
Tu évites la douleur.
Mais tu ne construis rien.
La clarté sur tes grandes quêtes, c’est ce qui te permet d’agir avec intention.
De choisir tes batailles.
De savoir pourquoi tu dis non à 99% des sollicitations.
Et de dire oui, avec conviction, au 1% qui compte vraiment.
Dépendamment de ton ancienneté dans la TDS, ces quelques mots ne seront qu’un rappel Sofiane.
Mais je pense que c’est un rappel qui fait toujours du bien.
Sur ce, je file sur mes priorités du trimestre.

__
𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)