❂ Ideaverse

Productivity gap

Parlons de fossé.

Mais pas de n'importe quel fossé — d'un fossé bien particulier : le Fossé du Productivité (ou Productivity Gap).

Le Productivity Gap, c'est la différence entre ce qu’on veut/doit faire et ce qu’on fait au final.

Le truc le plus vicieux avec lui, c’est qu’il détermine si on se sent productif ou non — peu importe qu’on le soit ou pas.

Prenons 2 scénarios.

  1. Julie a 20 tâches sur sa to-do list pour aujourd’hui mais n’en coche que 10.

  2. Arnold a 5 tâches sur sa to-do list pour aujourd’hui et coche les 5.

En partant du principe que toutes les tâches sont égales (en termes de valeurs), Julie a été objectivement plus productive.

SAUF QUE.

Devine qui se sent le plus productif à la fin de la journée ?

Gagné → c’est Nonold.

Tu me diras peut-être :

"Au final on s’en fout, non ? Puisque Julie a accompli plus de tâches. Est-ce que 10 tâches non cochées importent tant que ça ?"

Et ben … oui.

Le problème de ces tâches non accomplies, c’est qu’elles ont un effet boule de neige au fil du temps.

10 tâches non cochées deviennent 20 au bout de 2 jours.

Et avant même que tu le réalises, ta to-do list devient un bordel insupportable.

Une monstruosité (complètement) inutilisable.

Quelque chose que tu as envie de fuir.

Pire : c’est quand on est noyés sous les tâches qu’on est le plus vulnérable au biais de l’urgence.

Tôt ou tard, le Productivity Gap finit par avoir notre peau.

C’est comme faire une course sans le jamais atteindre la ligne d’arrivée.

Et c’est précisément à ce moment-là qu’intervient le fatalisme :

De toute façon ça ne finira jamais.

Pour refermer ce fossé, la plupart d’entre nous utilisent la même approche : abattre plus de tâches.

Cette approche est intéressant mais non suffisante.

Pourquoi ?

Parce que la productivité obéit également à la Loi des Rendements Marginaux :

Tu ne peux optimiser que jusqu’à un certain point.

On doit donc coupler cette approche avec la seconde : la suppression.

On revient à cette idée de Via Negativa.

L’addition par la soustraction — less is more.

Plutôt que d’(uniquement) apprendre à faire plus, pourquoi ne pas placer moins dans sa to-do list au départ.

Et pour ça, il existe une technique redoutable :

La Highlight Method.

Jake Knapp et John Zeratsky en parlent dans leur livre Make Time: How to Focus on What Matters Every Day.

L’idée est de se fixer une tâche importante à accomplir chaque jour.

Une. Pas plus.

Quand tu vas commencer à faire ça, tu vas sentir un sentiment de culpabilité.

Tu vas te sentir fainéant. Cagnard. Tire-au-cul même.

Mais ne te laisse pas duper par ton cerveau.

La Highlight Method est redoutable pour 2 bonnes raisons.

  1. Faire une tâche par jour invoque la magie des intérêts composés.

Imagine ce que tu pourrais accomplir en un mois, une année ou une décennie si tu cochais une tâche importante par jour, chaque jour — 52 semaines par an.

C’est colossal.

  1. Tu ne feras rarement qu’une tâche.

Comme nous l’explique ce brave Newton :

"Tout objet en mouvement continuera son chemin jusqu’à percuter une force inverse."

Quand tu te mets dans le mood Deep Work, tu insuffles un mouvement à ta demi-journée.

Et même si tu finis cette tâche, tu continueras naturellement dans ce mouvement.

(c’est d’ailleurs pour ça qu’un des hacks les plus intéressants pour contourner sa procrastination est de se dire que l’on va juste travailler 2 minutes sur la tâche en question)

Teste ça dès aujourd'hui.

Commence chaque journée avec une tâche importante à accomplir.

Juste une.

Sans tricher.

Peu importe si tu en coches plus ou pas, donne-toi la permission de te sentir satisfait et productif juste parce que tu as accompli cette tâche.

Et comme dit Cal Newport :

"When you’re done be done, and go enjoy the rest of the day."

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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟏/𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫. 𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

#Productivité #Psychologie