Lis ça si tu penses que "c'est trop tard"
C'est l'histoire d'une femme qui a perdu son mari à 62 ans.
On la retrouve dans sa chambre, effondrée sur son lit.
Le choc de cette perte brutale et définitive l'écrase.
Elle se retrouve face à la mortalité.
La sienne mais aussi celle de ceux qu'on aime.
Et dans ce moment de vertige, une réalisation simple mais dévastatrice la frappe :
La vie est trop courte.
Beaucoup trop courte.
Alors qu'elle essaie de reprendre ses esprits, quelque chose remonte à la surface.
Un désir enfoui depuis des années, peut-être des décennies.
Elle a toujours voulu jouer du piano.
Toujours.
Mais jamais trouvé le temps.
Jamais osé.
Jamais eu « la bonne période ».
Tu connais cette histoire, on la connaît tous.
Ces rêves qu'on repousse parce qu'il y a toujours quelque chose de plus urgent.
De plus « raisonnable ».
De plus « attendu ».
Mais pas aujourd'hui.
Face à la mort, elle se dit : maintenant ou jamais.
Alors elle décide, presque avec naïveté, de commencer à 62 ans.
Pas une note de musique jouée avant ça.
Juste ce désir qui explose enfin à la surface, violent comme une vague qu'on ne peut plus retenir.
Elle se met au piano et elle joue.
Tous les jours. Des heures. Comme une obsession.
Ses proches commencent à s'inquiéter.
« Tu vas mal. Tu t'enfermes. Il faut que tu sortes, que tu voies du monde, que tu arrêtes avec ce piano. »
Ils pensent qu'elle sombre.
Qu'elle fuit.
Qu'elle a besoin d'aide.
Mais elle continue.
Parce qu'elle a compris, à un niveau existentiel, quelque chose que peu de gens comprennent vraiment :
On n'a qu'une vie.
Elle, elle vient de voir la sienne partir avec son mari.
Alors elle ne va pas attendre une seconde de plus pour vivre ce qui lui reste.
Fast-forward 30 ans plus tard, on retrouve cette dame en maison de retraite.
Elle a 90 ans et s'amuse à jouer du piano devant tout le monde.
- Beethoven…
- Chopin…
- Liszt…
Des morceaux d'une complexité folle demandant une maîtrise troublante.
Les gens qui l'écoutent sont persuadés qu'elle a été pianiste professionnelle toute sa vie.
Qu'elle a donné des concerts.
Qu'elle a étudié dans les plus grandes écoles.
Mais non, elle a commencé à 62 ans.
Sauf qu'à ce stade, elle a peut-être plus pratiqué que certains pianistes professionnels qui arrêtent leur carrière à 30 ou 40 ans.
Elle est devenue, par la force de sa constance et de son engagement, quelqu'un qu'elle n'était pas.
Quelqu'un qu'elle n'aurait jamais pu imaginer devenir.
Cette histoire m'a retourné.
Je la trouve sublime parce qu'elle dit 2 choses à la fois.
D'abord, la fragilité de tout ce joyeux bordel.
On peut partir à 62 ans. À 50. À 40. Demain.
La vie ne négocie pas.
Elle ne prévient pas.
Elle donne…
Et elle reprend.
Si on ressent aujourd'hui quelque chose qui nous brûle de l'intérieur, le bon timing n'est pas « plus tard ».
C'est maintenant.
Mais l'autre leçon est encore plus puissante.
Cette histoire m'a fait réaliser qu'on ne voit pas les tranches de 30 ans de la même façon selon où on se trouve dans sa vie.
Entre 0 et 30 ans, tout semble possible.
On a l'impression d'avoir une réserve temporelle titanesque.
Mais quand on imagine cette même tranche entre 60 et 90 ans ?
On a l'impression que c'est fini.
Que l'univers des possibles s'est refermé.
Que le temps de devenir quelqu'un d'autre est révolu.
Ça me fume.
Les années sont les mêmes !
30 ans, c'est 30 ans.
Que tu les vives de 0 à 30 ou de 60 à 90…
C'est 30 années.
La pratique est la même. L'intensité est la même.
Si tu y mets la même énergie, il n'y a aucune raison que ça ne s'équivaille pas.
Évidemment, il y a des nuances.
L'intelligence fluide décline un peu.
L'intelligence cristallisée prend le relais.
La capacité d'apprentissage pur change.
Mais à l'échelle d'une décennie, ces différences sont imperceptibles.
Ce qui compte, ce n'est pas ton âge.
C'est ton engagement.
Ta constance.
Ton refus d'abandonner.
Je repense à cette femme.
À ce qu'elle a dû ressentir quand elle a posé ses doigts sur les touches pour la première fois.
La maladresse. La frustration. Les fausses notes.
Et puis, jour après jour, la progression.
- Les premiers accords
- Les premières mélodies
- Les premières œuvres
30 ans plus tard, elle jouait Beethoven.
Tout ça pour une seule et même raison :
Elle a refusé de croire que c'était trop tard.
Incroyable.
Bref, voilà ce que je veux te dire aujourd'hui :
Si tu as un rêve que tu remets à plus tard, ce n'est jamais trop tard.
Si tu as une version de toi que tu veux devenir, elle n'est pas hors de portée.
Je sais, ça sonne terriblement banal mais p*tain ce que c'est réel.
Le temps va passer de toute façon.
La question, c'est : comment veux-tu l'utiliser ?
Tu peux laisser filer 10 ans en te disant « un jour ».
Ou tu peux commencer aujourd'hui…
Et dans 10 ans, 20 ans, 30 ans, être quelqu'un d'autre.
Quelqu'un que tu ne reconnais même plus.
Quelqu'un :
- Qui joue du piano…
- Qui parle une langue…
- Qui a monté une boîte…
- Qui a écrit un livre…
- Qui a changé de vie…
La vie est courte.
Mais elle est aussi longue.
Assez longue pour devenir qui tu aurais pu être.
Si tu commences maintenant.
"Voici la définition de l'enfer : ton dernier jour sur Terre ; la personne que tu es rencontre celle qu'elle aurait pu être." — Dan Sullivan
« Pense à ceux qui, par manque d'efforts, sont trop instables pour vivre comme ils le souhaitent … et finissent par vivre comme ils ont commencé à vivre » — Sénèque
« Il y a deux façons de vivre plus longtemps : 1. Biologiquement. Allonger la durée entre ta naissance et ta mort. 2. Psychologiquement. Insérer plusieurs vies dans le temps qui t'est donné. Remplis chaque décennie d'expériences, et peut-être que tu pourras vivre plusieurs vies avant la fin. » — James Clear
En espérant que ces mots seront l'étincelle qui mettra feu au brasier qui dort à l'intérieur de toi.
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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)