❂ Ideaverse

Le mantra qui tue l'overthinking à la source

Y'a un truc que je ne cesse d'observer ces dernières années.

6 ans que je bosse sur le terrain.

6 ans que j'ai la chance d'évoluer chaque jour auprès d'une tribu d'âmes que j'admire et en laquelle je me reconnais.

6 ans, également, que j'ai l'occasion d'observer les redoutables forces et les principales faiblesses de notre typologie psychologique.

Et il y a une chose qui ne cesse de revenir.

Dans un premier temps, petit rappel pour les Starters qui viennent d'arriver.

Voici à quoi ressemble le profil psychologique-type du Starter (selon les données récoltées auprès d'eux) :

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Pour faire court, les Starters sont des overthinkers ambitieux, perfectionnistes et exigeants avec eux-mêmes.

Et ça, j'ai encore pu l'observer récemment lors de la session 💠 PRISME™ avec Alain.

La plupart d'entre nous souffrent d'une sorte de constipation d'expérience.

On veut :

Résultat : on ne fait rien.

On ne dit rien, on ne crée rien, on ne s'expose à rien.

C'est la raison pour laquelle les gens ne planifient rien en avance — "et si ça ne se déroulait pas comme prévu ?".

C'est la raison pour laquelle les gens ne se fixent pas d'objectifs — "et si c'était les mauvais ?".

C'est la raison pour laquelle les gens n'écrivent pas de poème, n'envoient pas de message, ne partagent pas leur oeuvre, ne lancent pas leur projet — "et si ça n'était pas assez bon ?".

Je ne sais pas si mes mots parviennent à retranscrire la gravité de la situation.

L'overthinking et le perfectionnisme sont la raison pour laquelle les gens finissent étouffés sous les regrets sur leur lit de mort.

C'est dramatique.

"Voici la définition de l'enfer - ton dernier jour sur Terre ; la personne que tu es rencontre celle qu'elle aurait pu être." Dan Sullivan

Et pourtant, la meilleure façon d'avoir une bonne idée est de générer autant de mauvaises idées que tu peux.

La meilleure façon d'écrire quelque chose qui vaut la peine d'être lu est d'écrire suffisamment de choses pour trouver la pépite dans le tas de foin.

(j'en suis à ma +1600ème édition de LA VAGUE™)

La meilleure façon de trouver quels objectifs comptent vraiment pour toi est de t'en fixer 45 et de voir lesquelles tiennent.

Et, au final, on en revient toujours à la même chose.

En tant qu'overthinkers perfectionnistes, on a urgemment besoin de revoir nos modèles mentaux.

J'en parlais avant-hier avec Noah, pote et membre de la TDS depuis des années, autour d'un bon burger.

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(d'ailleurs, si tu passes dans le Pays-Basque, fais un tour au CAB — j'ai rarement mangé des burgers aussi bon, ça fait 10 ans que c'est mon QG)

Je disais donc, j'en parlais avec Noah :

Pour notre niveau d'ambition (dans la vie et dans notre business), l'overthinking n'apporte quasiment aucun avantage.

Si on était à la tête d'une multinationale où chacune de nos décisions avait un levier monstrueux ?

Ok.

Mais avec un solobusiness de pirate et l'ambition d'une vie riche à 360° ?

Notre meilleur atout est d'agir vite, fréquemment et imparfaitement.

En d'autres termes :

De tuer l'overthinking et le perfectionnisme.

C'était mon insight du 3 mars :

Délier sa confiance en soi de la perfection de sa V1 pour la relier à la rapidité d'itération sur le terrain est vraiment l'effondrement identitaire le plus important qu'un solopreneur peut vivre

Alors, quel modèle mental implanter à la place ?

Quel mantra pouvons-nous garder près de nous pour défendre de ce démon jour après jour ?

Voici le meilleur que j'ai trouvé jusqu'ici :

-> Les réponses que tu cherches se trouvent sur le terrain.

Ça ne parait peut-être pas à première vue, mais ce mantra est lourd de conséquences.

Si je devais me risquer à analyser l'overthinking, je dirais qu'il prend source dans la certitude inconsciente que les réponses que l'on cherche se trouvent dans notre tête.

Phil Stutz, psychiatre, explique : les gens procrastinent parce qu'ils attendent une exonération.

Ils veulent être exonérés des challenges de la vie.

Quelque part, dans un recoin de notre tête, on se dit que tôt ou tard on aura trouvé les réponses nous permettant d'agir sans échouer.

Vaste blague.

Ce modèle mental retourne la table.

Il nous fait comprendre que ces réponses que l'on cherche, elles n'ont jamais été dans notre tête d'overthinker dont la capacité à créer des centaines de scénarios illusoires et complètement décorrélés de la réalité est affolante.

Ces réponses, elles sont sur le terrain.

Dans la matière. Dans le feedback. Dans le concret.

La conséquence de tout ça peut être résumée par cette phrase de Julian Shapiro :

La façon la plus efficace d'obtenir un travail exceptionnel est de se lancer rapidement dans une V1.

La qualité d'un travail final n'est pas liée à la qualité de sa V1.

Un bon créateur (et nous sommes tous créateurs de nos vies) comprend que la V1 fait partie du process dont on doit s'amuser.

On doit rigoler de notre V1 pourrie.

Parce que, sans V1 pourrie, il n'y a pas de VF incroyable.

Notre cerveau obéit au Principe de Contraste.

En neurosciences, on appelle ça le Paradigme de Feedback Control.

(clin d'oeil aux membres de PL™)

En français, ça veut dire qu'on est incapable de créer une bonne V2 sans la contraster avec la V1.

Notre capacité à créer de l'exceptionnel dépend donc directement de notre capacité à agir vite sur le terrain.

1 > 0.

La vie que tu convoites ne se trouve pas de l'autre côté d'une réflexion stratégique intense.

Elle se trouve de l'autre côté d'actions imparfaites exécutées inlassablement sur le terrain.

« Pour se mettre en marche, il suffit d'avoir 5% de réponses à ses questions, les 95% restants viennent le long du chemin. Ceux qui veulent 100% de réponses avant de partir restent sur place. » Mike Horn

Alors oui, il y a une différence entre s'exprimer librement et produire n'importe quoi.

Entre prendre des risques créatifs et générer du bruit inutile.

Mais la clé, ce n'est pas de te retenir.

C'est de rester suffisamment léger pour t'ajuster en cours de route.

Publie. Reste curieux. Affine.

Tu as besoin de matière brute pour travailler.

Tu ne peux pas modeler une argile que tu refuses de toucher.

Prends le risque de faire une erreur bien intentionnée aujourd'hui.

Puis recommence demain.

On en reparle dans 6 mois mais, spoiler alert, tu n'auras jamais autant avancé vers la matérialisation de ta vie idéale.

Je file.

Y'a un bassin en extérieur qui attend mes sprints en crawl.

(quel plaisir de pouvoir re-nager sous la nuit avec le changement d'heure)

P.S. : n'oublie pas que quand tu bats la résistance, tu absorbes son pouvoir.

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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

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