Ce script fera de toi un partenaire en or
Qu’on parle de travail, de relation amoureuse ou amicale, une chose est sûre :
Ce script fera de toi un partenaire en or.
Récemment, je suis retombé sur les principales pépites du livre The Coaching Habit de Bungay Michael Stainer.
Et devine quoi ?
J’ai pas été déçu.
Autant la dernière fois que je les avais découvertes je n’avais aucun système de gestion de la connaissance …
(j’ai donc oublié 95% de ce que j’ai lu)
Autant ce coup-ci, je suis armé : impossible qu’elles m’échappent à nouveau.
Si les récentes sessions de mentoring avec les Starters m’ont appris quelque chose …
C’est que j’ai tendance à me précipiter vers la solution quand les gens m’exposent leurs problèmes.
Rien de nouveau sous le soleil tu me diras.
Ce problème concerne la (quasi) totalité des hommes selon John Gray, psychologue conjugal et auteur de l’excellentissime Les Hommes viennent de Mars, les Femmes viennent de Venus.
(PS : ce livre peuvent sauver/consolider un couple comme aucun autre ne peut le faire)
SAUF QUE.
Visiblement, être un bon mentor n’est pas tellement une question de résoudre les problèmes mais bien de maitriser l’art de l’écoute et la compétence de poser de bonnes questions (également appelé l’art de la questiologie).
Ces questions valent tellement de l’or que je ne peux pas me permettre de les garder pour moi.
Et s’il y a bien une personne avec qui j’ai envie de les partager, c’est bien toi.
Alors sans plus attendre …
Voici les 6 questions à utiliser la prochaine fois qu’un ami/collègue/proche te demandera un conseil.
Tu en fais ce que tu veu, mais, de mon côté, sois sûr que je vais les apprendre par coeur.
Le combo d’ouverture 1-2-3
C’est parti pour une série de 3 pépites.
1. La Question de Démarrage : Qu’est-ce qu’il te tracasse ?
Ou sa version anglaise « What’s on your mind ? » si tu trouves une traduction plus correcte.
Cette phrase d’accroche permet d’aller directement au cœur de la conversation.
C’est une autre façon de dire :
« Parlons de ce qui importe le plus. »
La personne avec qui on échange sera soulagée à plusieurs niveaux :
- On passe l’étape ennuyante du small talk
- On lui permet d’adresser directement le problème principal
- Elle se sent écoutée
Quand on a découvert le problème principal ?
Une bonne façon d’approfondir la discussion est de demander lequel de ces 3P la personne veut aborder :
- Project (Projet) – le contenu technique du problème
- Person (Personne) – le problème relationnel avec un collègue, la famille, etc
- Pattern of Behaviour (Schéma Comportemental) – le comportement automatique de la personne qui l’a conduit au problème
Rien que dans le 1, une flopée de pépites.
2. La Question EQD : Et quoi d’autre ?
Cette question est évidemment reliée à la première.
Elle sous-entend :
« Et quoi d’autre te tracasse ? »
Elle permet 2 choses :
- Ne pas s’éterniser sur la partie conseil après avoir entendu le problème
- Mettre tous les problèmes sur la table au cas où la première question n’ait pas mis en avant le VRAI problème
Exemple :
- « J’ai l’impression que Arthur ne m’écoute pas. »
- « Et quoi d’autre ? »
- « Au final, j’ai l’impression que personne ne m’écoute dans cet appartement. »
Et là, juste un peu plus de contexte nous permet de rendre notre conseil 20-30% meilleur.
3. La Question Focus : Quel est le vrai problème ici pour toi ?
On aime tous résoudre des problèmes.
Mais peu de personnes se demandent s’ils résolvent le BON problème.
Quand on demande :
« Quel est le vrai problème ici pour toi ? » …
On donne l’opportunité à notre partenaire de ralentir et réfléchir en profondeur pour découvrir le vrai problème …
Avant d’empiler les heures pour créer une solution qui ne fonctionne pas.
Ça nous permet aussi d’économiser du temps à ne pas tourner en rond en discutant de multiples problèmes.
Les 3 Autres Questions
Maintenant que la conversation est fluide et qu’on a découvert le principal problème, les 3 prochaines questions vont permettre de surfer sur le momentum.
4. La Question Fondation : Qu’est-ce que tu veux ?
Même si ça peut être surprenant, parfois …
La personne avec qui on parle aura une bonne connaissance du problème et des challenges, mais n’aura AUCUNE IDÉE de ce qu’elle veut qu’il se passe.
Michael, avec son humour légendaire, l’appelle la Question du Poisson :
« … Parce que c’est souvent la réponse que j’obtiens : de gros yeux ronds, une bouche qui s’ouvre et se ferme sans qu’aucun son n’en sorte. »
Poser cette question permet plusieurs choses :
- Leur faire réaliser l’action à faire : « En fait, je pense que ce que je veux réellement c’est X. Je vais le faire. »
- Aller au cœur du problème : « Hm, je pense que ce dont j’ai vraiment besoin c’est d’aller à la salle de sport, ça résoudrait mes problèmes. »
- Lui donner confiance pour faire sa demande : « En fait, ce dont j’aurais besoin, c’est que tu sois un peu plus présent. »
⚠Petit aparté à ce niveau : tu dois être vigilant.
Pourquoi ?
Parce que chaque réponse a un sous-texte.
C’est souvent l’un des 9 Besoins Humains de Max Neef :
Quand tu demandes à quelqu’un « Qu’est-ce que tu veux ? » …
Écoute la réponse pour essayer de deviner quel besoin pourrait se cacher derrière la demande de la personne.
- « Je veux que tu parles au manager pour moi » pourrait signifier un besoin de protection (je suis trop junior) ou de participation (j’ai besoin que tu fasses ta part dans ce projet).
- « Je veux partir de travail plus tôt aujourd’hui » pourrait signifier un besoin de compréhension (c’est difficile à la maison) ou un besoin de création (j’ai besoin d’aller à mon cours du soir).
- « Je veux que tu fasses une nouvelle version de ce rapport » pourrait signifier un besoin de liberté (je ne veux pas le faire), d’identité (je veux que tu comprennes que c’est moi le boss ici) ou de subsistance (mon succès dépend de ta capacité à bien le faire).
Prends des notes sur cette pépite.
Elle n’a pas de prix.
5. La Question de Fainéantise : Comment je peux t’aider ?
Cette question est particulièrement utile quand on n’a pas encore eu de demande.
Le but de cette question est de chercher l’efficience :
Ça nous permet d’arrêter de faire ce qu’on pense que l’autre personne veut que l’on fasse sans qu’au final ça ne l’aide vraiment.
(oui, cette phrase a besoin d’être lue 2 fois pour être comprise)
Souviens-toi :
Tu n’es pas obligé de dire « oui ».
Tu peux également guider la personne vers sa propre solution :
« Qu’est-ce que tu as essayé jusqu’ici ? Quelles sont tes impressions ? Top ! Tu as d’autres solutions en tête ? »
6. La Question d’Apprentissage : Qu’est-ce qui t’a été le plus utile dans cette conversation ?
Cette question clôture la discussion.
Et elle est clé :
C’est le feedback.
Elle va te permettre d’améliorer tes conseils en apprenant ce qui fonctionne ou pas …
Mais pas que.
Elle permet également :
- De cadrer la conversation vers quelque chose de positif – emportant les 2 personnes dans un mindset de croissance
- De forcer notre interlocuteur à se rappeler de tout ce qu’on s’est dit pour renforcer les leçons apprises
- De rendre les choses plus personnelles en montrant qu’on se soucie de ce que l’autre pense de cette conversation
La qualité de notre vie est l’exacte réflexion de la qualité des relations que l’on forge.
Alors forgeons-les intentionnellement — avec les meilleurs outils.
Je te laisse sur un rappel des 6 questions-triche :
- La Question de Démarrage : Qu’est-ce qu’il te tracasse ?
- La Question EQD : Et quoi d’autre ?
- La Question Focus : Quel est le vrai problème ici pour toi ?
- La Question Fondation : Qu’est-ce que tu veux ?
- La Question de Fainéantise : Comment je peux t’aider ?
- La Question d’Apprentissage : Qu’est-ce qui t’a été le plus utile dans cette conversation ?
__
𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)