C'est l'histoire de 3 femmes
La première a toujours adoré marcher.
Pas juste se promener de temps en temps comme tout le monde, vraiment marcher.
Des heures, des jours, des kilomètres.
Avec au fond un rêve discret qui n'attendait que le bon moment : les grands chemins, les randonnées longues, le corps enfin en mouvement à la recherche des plus beaux paysages que ce monde ait à offrir.
Sauf qu'elle est cheffe d'entreprise.
Et quand tu diriges une boîte comme celle-ci, le temps ne t'appartient pas vraiment.
Alors, pendant des années, elle attend.
D'avoir plus de temps... D'avoir moins de responsabilité... D'avoir la tête à poursuivre ses envies...
Et après presque une décennie, l'opportunité de vendre sa boîte se présente.
C'est le bon moment, elle le sent.
Alors elle décide de saisir sa chance d'être enfin libre.
Désormais en pré-retraite, elle est bien décidée à faire ce qu'elle a toujours voulu faire.
Elle rejoint alors un club de randonnée.
Un week-end sur deux, elle marche.
Des sentiers, des cols, des paysages.
Elle rattrape les années d'attente à grands pas.
Pendant quelque temps, elle profite de ce nouveau rythme pour en prendre plein les yeux et se sentir exactement où elle devrait être.
Mais du jour au lendemain...
L'impensable se produit.
Un soir, alors que tout va bien, elle sent comme un engourdissement dans sa main.
Au bout de quelques heures, l'engourdissement ne passant pas et craignant un AVC, son mari l'emmène aux urgences.
Les heures qui suivent sont insupportables.
Elle perd progressivement l'usage de ses jambes sans même savoir ce qu'elle a, les médecins étant incapables d'effectuer un diagnostic.
Pendant des jours, on lui fait subir toute une batterie de tests à la recherche de la cause.
Finalement, le diagnostic s'arrête sur l'ischémie médullaire, une sorte d'AVC de la moelle épinière.
À ce stade, elle ne peut plus tenir debout.
Elle passe des jours alitée et les médecins craignent qu'elle ne remarche jamais.
Mais ce n'est pas ce qu'elle avait décidé.
Alors, peu importe ce que les médecins lui disent, elle se fait transférer dans un centre de rééducation pour commencer son vrai combat.
Chaque jour, elle traverse une douleur infernale pour retrouver ce qu'elle avait mis toute une vie à attendre.
Des doutes... De la sueur... De la souffrance...
Et après des semaines de persévérance, elle remarche.
Pas sans mal.
Pas sans douleur.
Mais elle remarche.
Ce n'était que le début de son plan.
Bien décidée à retrouver 100% de ses capacités, elle reprend son club de rando et ses cours de sport.
Ça fait maintenant un an qu'elle enchaîne kiné, soins et sport.
Et, il y a peu, elle a terminé une partie des chemins de Compostelle.
Il y a un an, on voulait la mettre sur fauteuil.
Aujourd'hui, elle a marché 78km en 3 jours et demi.
La seconde a longtemps été déchirée entre deux rêves.
Depuis toute petite, elle hésite.
Architecte ou styliste ?
Comment faire un choix de carrière quand notre cœur balance entre 2 mondes qui nous attirent si fort ?
Ses parents, logiques, aimants, pragmatiques, lui soufflent le premier.
"Le second est risqué. Trop de gens pour trop peu de places."
Alors elle écoute et se lance corps et âme dans son diplôme d'architecture.
Elle rejoint une école nationale et, lors de son échange en Amérique du Sud, elle tombe amoureuse de ce nouveau pays.
À son retour en France, elle n'a qu'une seule idée en tête :
Repartir.
Elle s'arrache pour décrocher son diplôme.
Et dès qu'elle peut, elle part.
Fraîchement arrivée en Amérique latine, elle se bat corps et âme pour trouver sa place.
À force d'acharnement, elle est recrutée par un cabinet d'architecture.
Le plan est maintenant simple :
Bosser sans répit pour prouver qu'on a eu raison de lui faire confiance.
Après quelques années à faire ses preuves, le rythme se stabilise :
- Tout le monde reconnait sa compétence...
- Sa cheffe lui fait une confiance aveugle...
- Elle est devenue un élément clé du cabinet...
Elle se dit alors que c'est l'occasion de poursuivre ce second rêve.
Celui qu'elle avait mis de côté à 17 ans :
Créer sa marque de vêtements.
Avec la grand-mère d'un ami rencontré sur place, elle se lance.
Et après quelques mois de travail, sa première collection sort.
Ça fonctionne bien, très bien même, au point d'être invitée à présenter la marque dans les férias de sa ville.
Elle enchaîne alors les collections, les shootings, le marketing...
Mais ça ne s'arrête pas là.
En parallèle, elle travaille tellement bien dans son cabinet que sa directrice lui propose de devenir associée.
De co-diriger le cabinet avec elle.
Elle accepte et de nouveaux projets magnifiques s'ouvrent à elle.
Il y a quelques semaines, elle a pris un vol pour l'Amazonie pour faire les relevés des hôpitaux existants dans des communautés indigènes.
À 29 ans, elle n'a pas réalisé 1, mais 3 rêves de gosse.
Architecte, styliste & expatriée.
La troisième sort fraîchement des études.
Elle n'est pas très sûre de ce qu'elle veut vraiment.
Depuis toujours, elle ressent en elle l'envie de monter sa boîte mais une question qui bloque :
Est-ce que c'est le bon moment ?
En attente de cette réponse, elle commence par faire un stage dans une industrie qu'elle adore :
Celle du surf.
Son taff est tellement qualitatif que ça lui ouvre des portes.
En quelques mois, elle rejoint une équipe chez Ripcurl et commence à faire sa place.
Mais au fil des semaines, elle commence à avoir des doutes sur ses choix.
Il faut dire que cet appel du solopreneuriat résonne fort.
Alors elle décide qu'attendre le "bon moment" n'a pas de sens et qu'il n'y a pas de meilleur temps pour se lancer que maintenant.
Janvier 2026, elle passe à l'action.
Elle quitte son travail et avec toutes les peurs qu'on peut avoir quand on est jeune, sans expérience et sans réseau solide...
Elle ouvre sa boîte.
Son copain, entrepreneur lui aussi, connaît bien ce chemin.
Il imaginait déjà, en silence, toutes les épreuves qui l'attendaient :
- Dépasser le syndrome de l'imposteur
- Réussir à trouver un marché
- Se débrouiller pour créer une première offre
- Prospecter au téléphone des dizaines de personnes (qui ont souvent le double de son âge)
- Livrer à la hauteur des promesses qu'elle a faites
- Enchaîner les boucles d'amélioration pour finir par avoir du bouche-à-oreille
- Produire du contenu sur les réseaux sociaux
Et j'en passe.
Mais il ne lui dit rien.
Ça ne fait aucun sens.
Il sait que chaque nouveau niveau de vie vient avec :
- Des bénéfices : des avantages, de l'argent, du confort, etc
- Des challenges : chaque niveau a des défis spécifiques
- Des outils : des gens, du réseau, des techniques, du mindset
Lister les challenges qui attendent une personne avant qu'elle n'aie les outils pour les gérer ne sert à rien.
Dans un monde idéal, les challenges devraient se dérouler progressivement, au fur et à mesure que nos outils (compétences, confiance en soi, preuves de réussites, etc) se développent.
On veut toujours s'assurer un niveau de difficulté idéal.
C'est la règle Boucles d'Or de James Clear :
Les humains sont au pic de leur motivation quand ils travaillent sur des tâches qui se situent exactement à la limite de leurs capacités actuelles — ni trop faciles, ni trop difficiles.
Son copain a lu quelque part que la difficulté optimale est d'environ 4% au-dessus de ton niveau actuel.
Suffisamment difficile pour exiger de la concentration, suffisamment faisable pour ne pas abandonner.
Alors il garde tout pour lui et il l'observe.
Très vite, il se rend compte qu'il a bien fait de ne rien dire.
Non pas parce que sa place n'est pas dans ce genre de listing mais dans le soutien inconditionnel.
Non pas parce que le fait de ne rien dire lui a permis de ne pas se décourager.
(même si toutes ces choses sont vraies)
Mais juste parce qu'elle a éclaté toutes ces épreuves une à une.
Pas sans efforts.
Mais avec une fluidité déconcertante.
5 mois après son lancement, elle génère déjà quelques milliers par mois et elle n'a pas assez de place pour répondre à toute la demande qui arrive du bouche-à-oreille.
À 25 ans, elle a déjà réalisé un de ses rêves.
Certains l'auront deviné, d'autres peut-être pas encore.
La première femme, c'est ma mère.

La seconde, c'est ma sœur.

La troisième, c'est ma copine.

Peu importe à quel point j'essaie, jamais je ne trouverai les mots pour leur dire à quel point je suis fier d'elles.
Alors je me "contente" de leur dire, de leur redire et de leur dédier cette vague pour leur rappeler encore une fois.
Quand je prends de la hauteur, je réalise la chance que j'ai d'être entouré de femmes si impressionnantes.
Aussi longtemps que je m'en rappelle, j'ai toujours été envoûté par le féminin.
Peut-être parce que j'ai grandi dans des cultures où la femme porte une énergie presque sacrée.
Ou peut-être que ça n'est objectivement pas le cas mais que c'est la lecture que j'en ai.
Toujours est-il que ça a toujours été un sujet de fascination pour moi.
En écrivant ces lignes, je me demande d'ailleurs si je suis né avec ce respect mêlé d'admiration ou si je l'ai développé à force d'être entouré de femmes admirables.
Ma mère, mes grands-mères, mes tantes marocaines et j'en passe.
Non pas que mes aïeux masculins n'étaient pas des monuments — ce n'est pas pour rien que j'ai leur photo au-dessus de l'écran sur lequel je tape les mots que tu lis en ce moment-même.
Mais au milieu de ce tourbillon de force vitale et d'énergie de détermination que portent mes ancêtres, les femmes ont toujours occupé une place particulière à mes yeux.
Une fascination inexplicable.
Comme une énergie plus discrète, certes, mais aussi plus profonde, plus puissante, plus incarnée.
Je suis aujourd'hui heureux de voir cet émerveillement glisser sur la nouvelle génération de femmes qui font partie de ma vie.
Bref, je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça.
Peut-être tout simplement parce que le message qui résonne entre les lignes de ces 3 histoires est celui que j'essaie de délivrer depuis le 27 Avril 2020 et que j'ai soudainement envie de te répéter ce 19 Juin 2026 :
Tout est possible à ceux qui s'en donnent les moyens.
Un univers de potentialité vit en toi et ta destinée est de l'explorer.
Tu as besoin d'objectifs qui te donnent des frissons.
Pas des objectifs tièdes.
Des objectifs qui t'empêchent de dormir la nuit.
Qui t'arrachent du lit avant l'alarme.
Qui font battre ton coeur plus vite rien qu'en y passant.
L'excitation, le bouillonnement, l'obsession — l'appel silencieux de ton Daïmon.
Et pour ça, tu dois plonger dans les abysses de ton âme.
Explorer, fouiller, dénicher.
C'est dans cette obscurité fertile que tu trouveras ta boussole.
Celle qui pointe vers l'horizon de tout ce que tu pourrais être.
Une fois que tu l'as trouvé, focalise-toi là-dessus, le reste n'est que distraction.
Suis les frissons, toujours.
Ce sont les gardiens silencieux de ton potentiel.
Tu n'es pas un archétype.
Tu es un univers en expansion.
La vie est trop courte pour s'adonner au déterminisme, au fatalisme et à l'étiquetage.
L'agentivité gagnera toujours.
Poursuis tes rêves et ne laisse personne t'arrêter.
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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟑/𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫.
𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)