Boite noire
En moyenne, il y a un accident d’avion tous les 2,4 millions de vol.
En 2016, le nombre de décès pouvant être évité dans les hôpitaux américains représentait l’équivalent de 2 accidents d’avion par jour.
La différence entre l’industrie aéronautique et l’industrie de la santé ?
Leur rapport à l’échec.
Dans ce post, on va parler de BlackBox Thinking de Matthew Syed.
Je te partagerai les 3 enseignements clés de cette philosophie passionnante afin que tu puisses apprendre à utiliser la carte échec pour libérer ton potentiel — genre, énervé.
Le BlackBox Thinking, c’est une philosophie qui vise à ne jamais passer à côté de la leçon que l’on peut tirer d’un échec.
Jamais.
Matthew nous dit :
"Il s’agit de créer des systèmes et des cultures qui permettent aux organisations d’apprendre de leurs erreurs."
En baptisant ce courant de pensée le BlackBox Thinking (boîte noire), Matthew rend honneur à l’industrie aéronautique — industrie référence en termes de gestion de l’échec.
Pour l’aéronautique, l’échec est l’occasion d’apprendre quelque chose qui nous permettra de ne jamais le reproduire.
Pour l’industrie de la santé, l’échec est "quelque chose qui, malheureusement, arrive".
2 mindsets diamétralement opposés. 2 comportements diamétralement opposés. 2 résultats diamétralement opposés.
Voici les 3 enseignements clés de cette philosophie :
1. Apprendre des erreurs des autres
Eleanor Roosevelt nous dit :
"Apprenez des erreurs des autres, vous ne pouvez vivre assez longtemps pour toutes les faire vous-même."
Dans l’industriel aéronautique, la coopération entre les compagnies est essentielle.
Par exemple, les rapports écrits des accidents sont disponibles gratuitement pour chaque pilote du monde entier.
Ce système de partage permet à chacun d’apprendre des erreurs des autres et en dit long sur le mindset de cette industrie.
Il y a de l’or dans l’erreur.
Et ce n’est qu’en redéfinissant l’échec qu’on libère du progrès, de la créativité et de la résilience.
La meilleure façon d’apprendre des erreurs des autres de notre côté ?
- Les livres (autobiographie, non-fictions)
- Les formations (le résultat de la théorie façonnée à grands coups d'expériences et d’échecs pendant des années)
- L’observation de notre entourage
2. Le pre-mortem
Cette pratique est très en vogue ces dernières années.
L’idée est d'examiner pourquoi un plan a mal tourné avant même de l’avoir exécuté.
La première fois où j’ai entendu parler de cette pratique, c’était chez Google.
Quand un nouveau projet est lancé, on monte une équipe.
Et dans cette équipe, il y a une personne qui a une seule mission : trouver pourquoi le projet va échouer.
Si elle trouve, elle obtient une prime et la reconnaissance de ses collègues (levier sur le besoin d’appartenance).
Si elle ne trouve rien, alors le projet a de grandes probabilités d’être un succès.
Je n’ai jamais vérifié la source de cette info, mais à première vue ça ressemble bien au mindset de Google.
(une boîte dont chaque personne en quête de libération de son potentiel a beaucoup à apprendre en termes de fixation d’objectifs, de rapport à l’échec, d’innovation, etc.)
Pour tirer avantage de cet exercice, développe simplement le réflexe de te demander pour tu vas échouer — dans ton business, dans ton couple, dans ton projet, etc.
(le principe de pré-mortem fait d’ailleurs largement écho au Principe d’Inversion de Munger)
3. Production VS Théorisation
Matthew nous parle d’une histoire qui va beaucoup te parler si tu as déjà fait un tour par ici.
Un professeur de céramique décide de séparer sa classe en 2 groupes :
- Le groupe A qui sera évalué sur la quantité d’œuvres produites
- Le groupe B qui ne doit faire qu’une seule œuvre et sera évalué sur la qualité de celle-ci
Résultat : le travail de meilleure qualité fut en effet produit par le groupe qui était jugé sur la quantité.
Bayles (le professeur) explique :
"Pendant que le groupe A produisait activement beaucoup de travail, et apprenait de ses erreurs, le groupe B avait théorisé la perfection et n’avait finalement plus à démontrer ses efforts."
Fin de l’histoire.
Et une seule chose à retenir.
Quelque chose que l’on pourrait dire à un enfant de 5 ans : c’est en se trompant et en recommençant que l’on progresse.
Agis. Il y a de l’or dans l’erreur.
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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟏/𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫. 𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)