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8 questions cycliques d'efficience

L’efficience n’est pas naturelle pour l’être humain.

Je dirais même que c’est tout l’inverse.

Nous sommes biologiquement programmés pour gâcher nos ressources en papillonnant d’une gratification différée à l’autre.

(Loi de Laborit)

Laisse-moi te partager une vérité largement relayée dans la science de la gestion du temps :

Quand tu n’es pas intentionnel avec la façon dont tu utilises ton temps, le mode par défaut est de le gaspiller.

(encore une pépite pour ta MG™)

Les personnes dont la vie est la plus impressionnante à travers le monde (high performers) ont ce point commun :

Celui de fréquemment (constamment ?) quitter le mode autopilote pour switcher vers le mode architecte.

L’efficience ne se trouve pas, elle se crée.

Consciemment. Intentionnellement. Délibérément.

Comme notre cerveau n’est pas programmé pour le faire, nous avons besoin de systèmes qui nous dirigent et maintiennent dans l’efficience.

Des boussoles qui nous aiguillent.

Des triggers qui nous extraient des biais de notre cerveau.

Bref, des outils de création de réalité.

Et ça tombe bien, parce que c’est tout l’objet de ces prochaines lignes.

La seule façon de trouver les bonnes réponses, c’est de poser les bonnes questions.

Ce que tu viens de lire est capital à comprendre.

Ce ne sont pas les réponses qui sont complexes à trouver en soi.

90% du travail se trouve dans ces questions.

Réponds merveilleusement bien à des questions moyennes et tu auras des résultats moyens.

Réponds moyennement à des questions excellentes et tu auras des résultats excellents.

Dans ce post, je vais t’en offrir 8.

8 questions que j’essaie de me poser le plus régulièrement possible sur la Tribu des Starters et sur mes créations.

À chaque fois, les réponses pointent vers des pistes d’amélioration de mon travail.

Des raccourcis vers mes objectifs.

Évidemment, ces questions peuvent être transposées à toutes tes aires de vie.

Leur but est de générer de l’efficience.

Il suffit d’un peu d’imagination.

Ready ? Feu.

1. Si tu devais arrêter de faire 10% de ce que tu fais, qu’est-ce que tu abandonnerais ?

Parce que oui, c’est facile de se convaincre que tout ce qu’on fait est beaucoup trop important pour être arrêté.

Mais cette question hypothétique te force à identifier ton activité qui a le moins de valeur.

(alors qu’une question moins hypothétique braquerait ton cerveau)

Et une fois que tu l’as identifié, tu es beaucoup plus à même de l’abandonner.

Évidemment, cette question se pose par le filtre de nos objectifs.

Par exemple, de mon côté, ce serait très certainement le podcast EVOLVE™.

Est-ce que c’est parce que je ne kiffe pas faire ça ? Non.

Est-ce que c’est parce que ça ne fonctionne pas ? Hell no.

Pourquoi alors ?

Parce que ce podcast a été lancé dans le but de faire un appel aux Starters.

Et le fait est que pour le moment, ça ne fonctionne pas.

Oui, les écoutes explosent.
Oui, les retours sont géniaux.
Oui, je développe de nouvelles compétences.
Oui, je m’éclate à faire un format (plutôt) spontané et libre comme ça.

Mais dans le cadre de mon objectif, c’est inefficace.

Si ma stratégie Instagram se met à fonctionner, elle pourrait invalider le podcast en étant bien plus efficace.

Une fois que j’ai identifié cette activité non rentable, d’autres questions se posent.

Et en ce qui s’agit du podcast, l’explication est plutôt simple : d’après les experts sur le sujet, on juge l’efficacité d’un podcast sur plus d’un an.

C’est exponentiel.

(comme à peu près tout ce qui vaut la peine dans ce monde)

Sans titre

Ce qui veut dire que, oui, ça n’est pas rentable sur le court terme mais je suis peut-être en train de construire un asset qui sera une véritable machine à attraction de Starters sur le long terme.

Entre autres, c’est aussi mon seul canal evergreen.

(où le contenu que je crée reste disponible à jamais)

Donc, je continue.

Une fois le podcast écarté, je peux alors me reposer la question.

Et ainsi de suite jusqu’à que je trouve ce que je peux supprimer.

J’ai éradiqué des 10aines d’activités de mon quotidien de cette façon.

C’est monstrueusement efficace.

2. Est-ce que ça fonctionne vraiment ?

Le pire gouffre à productivité dans lequel peut tomber l’être humain, c’est le piège du "je continue parce que c’est ce que j’ai toujours fait."

(autopilote + Biais de l'Engagement)

Quand on se pose cette question pour notre activité, nos créations, un projet ou toute autre aire de vie, elle apporte 3 choses très précieuses :

  1. Elle nous force à définir qu’est-ce que « fonctionner » signifie (le cœur de la méthode LC™)
  2. Elle nous force à évaluer si ça fonctionne selon ces critères
  3. Elle nous force à réfléchir à comment opérer des changements pour que ce soit le cas

Un cocktail d’intentionnalité.

3. Qu’est-ce que tu ferais si tu devais lancer/finaliser X en Y jours ?

La question tueuse de procrastonisme.

(procrastination + perfectionnisme)

Quand tu galères à lancer un projet ou que tu te sens empêtré dans quelque chose qui n’avance pas, fais cet exercice de pensée :

  1. Choisis une deadline hypothétique et (bien) agressive
  2. Demande-toi comment tu t’y prendrais si tu devais lancer/finaliser ce projet pour cette date

Le but n’est même pas de bénéficier de la 1ère Loi de Parkinson.

Le but est de mettre ton cerveau en situation de panique pour qu’il génère de la clarté sur l’essentiel.

Spoiler alert :

Il risque de te livrer des pépites pour simplifier/accélérer/débloquer le process.

Et une fois que tu les as entre les mains, tu n’auras qu’une envie : les appliquer.

4. Quel taff tu as le plus kiffé faire récemment ?

Trouve ce qui t’apporte le plus de satisfaction et optimise ton activité pour qu’elle tourne autour de ça.

Pourquoi ?

Parce qu’il n’y a rien de plus productif que de travailler à l’enthousiasme.

En 2006, Arlen Moller conclut une passionnante étude en disant :

"Quand on est libres de choisir ce sur quoi on travaille et quand, ça ne nous demande pas autant de volonté pour le faire."

Personnellement, ça semble toujours être :

5. Quel taff tu as le moins kiffé faire récemment ?

On inverse les choses — et c’est toujours aussi efficace.

Ces tâches/projets que tu n’as pas envie de mener et qui te sont désagréables ?

Tu dois trouver un moyen de t’en débarrasser.

Alors oui, parfois, sur le court terme, c’est difficile :

Peu importe.

L’idée n’est pas de s’en débarrasser dans la minute.

L’idée est de flag le plus rapidement possible ce type de tâches pour pouvoir s’en séparer dès qu’on le peut.

Tout commence par la clarté.

Encore, et encore.

6. Qu’est-ce que tu as appris à bien faire cette année ?

Cette question est particulièrement efficace quand il s’agit de créer.

On est toujours en train d’apprendre.

Le truc c’est qu’à cause de cette foutue constante adaptation, on oublie rapidement ce qu’on ne savait pas faire hier mais que l’on sait faire aujourd’hui.

Pourtant, en plus d’être encourageant, c’est un puits sans fond d’idée de contenu, d’offres ou de services.

Beaucoup de gens ont besoin d’apprendre ce que tu sais faire.

Rappelle-toi : ton audience idéale est souvent la personne que tu étais.

7. Qu’est-ce qu’il se passerait si tu augmentais tes prix ?

Question focus entrepreneuriat.

L’augmentation des prix est un des leviers les plus prolifiques.

Pourtant, peu se pose cette question : qu’est-ce qu’il se passerait si j’augmentais mes prix ?

Souvent, voici ce qu’il se passe :

Par exemple, un business qui attire des clients plus engagés et plus déterminés.

Personnellement, mes programmes sont sous-pricés.

J’en ai conscience.

Et à chaque fois que j’ai augmenté le prix d’un programme ou sorti un programme plus cher, j’ai observé des taux de complétion et des résultats drastiquement différents entre les Starters, en fonction du montant investi.

(le prix qui engage est un principe bien connu en psychologie)

Tout ça pour dire une seule chose :

Parfois, tout le monde a à gagner dans une augmentation de prix :

Évidemment, le prérequis à tout ça est l’honnêteté, la communication et la transparence.

8. À quoi ça ressemblerait si c’était facile ?

Cette dernière question vient de Tim Ferriss.

Et elle vaut de l’or.

Au fil du temps, on a tous tendance à sur-complexifier les choses.

Süze Orman explique c’est la peur de l’extinction qui nous pousse à rendre les choses complexes.

Si les choses sont simples, alors on n'a pas besoin de nous.

Du coup, on les complexifie pour justifier notre utilité.

À méditer.

Toujours est-il qu’on complexifie progressivement et (souvent) inutilement les choses.

Une bonne méthode pour recentrer tout ça est celle-ci :

  1. Prends les activités chronophages que tu fais au quotidien
  2. Demande-toi "À quoi ça ressemblerait si c’était simple ?"

Bingo, tu as tout un tas de choses à supprimer.

Personnellement, je l’utilise pour toute ma création de contenu.

C’est d’ailleurs ce qui a donné naissance à mon système Notion de gestion de contenu.

Aujourd’hui encore, je me pose obsessivement cette question.

Via Negativa : l’addition par la soustraction.

Et là encore, si tu obtiens les mêmes résultats en réduisant les ressources investies (ou si la réduction des résultats est inférieure à la réduction des ressources), alors tu évolues vers l’efficience.

Voici donc les 8 questions cycliques à te poser le plus régulièrement possible :

  1. Si tu devais arrêter de faire 10% de ce que tu fais, qu’est-ce que tu abandonnerais ?
  2. Est-ce que ça fonctionne vraiment ?
  3. Qu’est-ce que tu ferais si tu devais lancer/finaliser X en Y jours ?
  4. Quel taff tu as le plus kiffé faire récemment ?
  5. Quel taff tu as le moins kiffé faire récemment ?
  6. Qu’est-ce que tu as appris à bien faire cette année ?
  7. Qu’est-ce qu’il se passerait si tu augmentais tes prix ?
  8. À quoi ça ressemblerait si c’était facile ?

Si tu as un système de journaling intelligent, je te conseille de les rajouter dans ton template Semaine.

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𝐓𝐮 𝐚𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞́ 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭 ? 𝐉'𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝟏/𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐧𝐞𝐰𝐬𝐥𝐞𝐭𝐭𝐞𝐫. 𝐂𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 (& 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐧 𝐊𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐏𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐞𝐫𝐭)

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